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2014, l'année de tous les dangers pour le transport aérien


Crises, concentrations, bataille des prix, concurrences exacerbées... La liste des problèmes rencontrés par le transport aérien en cinq ans est longue comme un jour sans pain. Fusions et disparitions de compagnies s'enchainent sans que personne ne puisse faire de prévisions sur le futur d'un marché, pourtant en pleine expansion. 2014 devrait marquer un virage, du côté des alliances, des code-shares et des rapprochements de transporteurs. Pas forcément au profit des voyageurs d'affaires.



Iata est optimiste et annonce des profits record pour 2014 pour ses adhérentes, les compagnies aériennes du monde entier. mais quid de la marge ? C'est là que la bât blesse, d'autant que la concurrence est féroce, ce qui ne permet pas d'augmenter les prix. A en croire les différents observatoires spécialisés dans le monde du voyage d'affaires (Advito, CWT, Amex, Epsa...) la hausse du prix du billet d'avion ne devrait pas dépasser les 2%. Et dans la réalité, comme le fait remarquer la Business Traveller Coalition, ils auraient tendance à baisser en raison d'une concurrence forte sur tous les continents. Les rares compagnies qui maintiennent des tarifs encore élevés sont naturellement appelés à repenser leur offre, si bien que les promesses marketing ne sont pas toujours tenues. Ainsi Emirates, souvent présentée comme le must, commence à souffrir d'un service qui se dégrade. Qatar ou Etihad bousculent fortement la compagnie dubaïote.
Et l'acheteur dans tout cela ? Les premiers bilans de 2013 démontrent que si les nombre de déplacements professionnels à augmenté l'an dernier, il est resté quasiment stable en valeur : entre 0,6 et 1,4 % de hausse... Souvent compensée à l'étranger par des taux de change favorables à l'euro. Ce sera notamment le cas d'Air France en 2014. Mais au delà, c'est la fin d'un système qu'il faut constater. Le transport aérien ne demande plus autant de personnels qu'avant et sa démocratisation ne permet plus aux compagnies d'offrir gratuitement une pléthore de services. Nous entrons donc dans une période de très fortes turbulences sociales. Lufthansa et CityJet viennent d'ouvrir le feu. D'autres suivront. Naviguer à vue est la seule solution raisonnable à conseiller.
Il reste que ce ne sera sans doute pas une année confortable. Piloter entre les grèves et les perturbations, sans pénaliser les voyages de son entreprise... Voilà le souhait que nous formulons pour 2014. Ai-je besoin d'y ajouter le plaisir professionnel, la réussite et la santé? Vous l'aurez deviné aisément, malgré un contexte toujours aussi bousculé, toute l'équipe vous présente ses vœux les plus sincères de bonne et heureuse année 2014.

Marcel Lévy

Dimanche 5 Janvier 2014


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1.Posté par Wharton le 07/01/2014 19:07
Votre article souligne bien la difficile quadrature du cercle à laquelle sont confrontées les compagnies aériennes : alors qu'elles cherchent à accroître leurs revenus par le biais des "ancilliaries" entendez les revenus annexes, les passagers, et en particulier les voyageurs d'affaires attendent une Expérience Passager la plus agréable possible. Dès lors, en particulier en ce qui concerne les vols longs courriers, les acteurs du monde des IFE (InFlight Entertainment) doivent rivaliser de créativité et d'imagination.

Dans ce contexte, PXCom SAS, startup française, propose aux compagnies aériennes une solution innovante : la publicité multimédia embarquée sur les IFE pour promouvoir des biens & services à destination.

Toute l'équipe de PXCom vous souhaite une excellente nouvelle année, et de bons voyages !

John