Deplacements Pros, le quotidien du business travel, du voyage d'affaires et des déplacements professionnels


À poil, à la main ou rien !




Véritables vedettes de la fin d’année 2009, les scanners corporels n’ont pas fini de faire parler d’eux. Déjà en Europe, les ligues de vertu s’indignent du procédé et en dénoncent les excès possibles. Ils n’ont pas tort car aux États Unis, un magazine people avoue qu’il paierait très cher les images d’une star, scannée façon Dard Cador. OK pour Clooney me dit ma femme. Je reste plus dubitatif pour Lise Taylor ! Qu’importe il faudra, s’y faire. Et vite.

Première précision, et de taille : le passage dans un scanner corporel n’est pas obligatoire. En France, sans avoir pris parti, les aéroports envisagent de créer une file supplémentaire pour traiter les récalcitrants… À la main. Sensations garanties. Je crains les abus si l’agent de sécurité est aussi beau qu’Alain Delon à ses débuts ! Quand on voit le nombre d’agents disponibles aujourd’hui aux portiques, il est prudent d’arriver la veille pour un vol vers New York. Même prudence dans certains pays musulmans qui invitent les femmes à ne pas choisir les scanners et à demander expressément une cabine fermée et un agent féminin pour des palpations avancées.
Qu’importent les détails car le plus drôle dans cette affaire, c’est notre vision très « Tchernobyl » du système. Vous vous souvenez du nuage qui s’était sagement arrêté aux frontières Est de notre pays sans jamais y entrer. Idem pour les scanners corporels : la DGAC précise que la machine masquera les parties génitales et le visage (Mesdames, n’ayez crainte le reste aussi). Futé non ? Imaginez un colosse d’1,90 mètres suivis d’une jeunette d’1,60 mètres. On imagine aisément le scanner prendre le temps de réfléchir pour situer ce que la morale m’empêche d’évoquer ici. On croit rêver.
Accepter sans discuter, c’est bien ce que nous demandent aujourd’hui les responsables du transport aériens. Seule solution sinon : renoncer à prendre l’avion ou limiter fortement les déplacements. C’est ce qu’auraient déjà décidé quelques entreprises au nom de principes religieux. On peut les comprendre.
Au final, et malgré l’habitude que nous aurons de ces machines, il est clair que les délais à la sécurité vont exploser. On le voit déjà à Paris, on le vit aux États Unis on devra le supporter partout dans le monde. Le progrès à parfois un petit goût rétrograde dont on se passerait bien.

Marcel Levy

Mardi 12 Janvier 2010


Notez