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AF 447 : l'article qui pourrait mettre le feu au poudre


Selon le Figaro qui cite l'enquête de son journaliste aérien, Fabrice Amedeo, et après la publication par le Point d'une partie du rapport d'enquête judiciaire, le crash de l'AF 447 serait du à la fatigue des pilotes. Une théorie déjà évoquée qui provoque la colère du personnel navigant, pour qui "l'accident aurait pu être évité".



AF 447 : l'article qui pourrait mettre le feu au poudre
"Les pilotes manquaient de sommeil pour aborder une nuit de vol". Voilà en substance ce que disent les experts qui n'atténuent pas pour autant la défaillance des sondes Pitot et la complexité de l'incident météo rencontré. A l'origine, les pilotes, accompagnés de leur compagne, auraient profité pleinement de leur séjour brésilien et se seraient peu reposés avant de reprendre la direction du cockpit. Un élément qui peut expliquer la déstabilisation de l'équipage face à la série de dysfonctionnements rencontrés pendant le vol. Selon les journalistes, l'enregistrement dans le poste de pilotage met en avant une phrase du commandant : "Cette nuit, j'ai pas assez dormi. Une heure, c'était pas assez tout à l'heure". On se rappellera qu'il a mis plus d'une minute 30 à rejoindre le cockpit quand l'alarme de décrochage s'est faite entendre. Pour les organisations professionnelles, ces révélations confirment les mouvements engagés ces derniers mois pour lutter efficacement contre la fatigue des pilotes. De nouvelles réunions européennes sont prévues sur ce thème ces prochains mois. Au sein de la compagnie, d'autres voix se font entendre pour stigmatiser l'attitude peu responsable de l'équipage du Paris/Rio qui aurait du se reposer plus longuement avant de reprendre les commandes.
Malgré les remarques du rapport judiciaire, on sait qu'il n'y a pas de process pour vérifier l'état de fatigue d'un pilote avant le vol. Difficile de les empêcher de sortir après un vol et avant de reprendre le travail. Il en va sans doute de la responsabilisation de chacun. C'est du moins l'avis des experts sur le sujet.






1.Posté par Idem le 20/03/2013 07:43 (depuis mobile)
Si c'est avéré , situation pitoyable !!

2.Posté par Georges le 21/03/2013 10:12
On ne peut pas criminaliser la fatigue car personne n'est totalement maître de son sommeil. Même un pilote de ligne peut être passagèrement sujet aux insomnies, et surtout d'ailleurs en cas de décalage horaire. Accuser ces pilotes d'être sortis trop tard ressemble à de la recherche de bouc émissaire.
Quoi qu'on fasse pour automatiser le pilotage, nous, voyageurs, mettons nos vies entre les mains d'êtres humains faillibles. L'article conclut sur la responsabilisation de chacun, qui doit être étendue à toute personne qui met
le pied dans un avion.