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Acculée par les dettes, Kingfisher a prévu de reprendre ses vols annulés en un trimestre


Avec une perte de près de 70 millions d'euros enregistrée entre juillet et septembre, Kingfisher Airlines est dans une situation financière très difficile. Pour tenter d’y faire face et rationaliser son exploitation, la compagnie indienne privée a annulé une cinquantaine de vols quotidiens jusqu’à début décembre. Son patron, Sanjay Aggarwal, a rencontré le 20 novembre 2011 la direction de l’aviation civile de son pays et a assuré que le programme reprendra progressivement en trois ou quatre mois à partir de la fin de l’année



Acculée par les dettes, Kingfisher a prévu de reprendre ses vols annulés en un trimestre
Criblée de dettes comme sa concurrente publique Air India, la compagnie indienne privée Kingfisher Airlines a dû réduire son programme d’une cinquantaine de vols quotidiens au cours des deux dernières semaines. Ces fréquences sont principalement domestiques mais concernent également quatre vols internationaux pour Bangkok dont la demande a fortement diminué avec les inondations. La compagnie, qui cherche à rationaliser son exploitation pour diminuer les pertes, avait tout d’abord avancé la date du 19 novembre pour la reprise normale de son activité. Elle l'a finalement repoussé au 15 décembre 2011. Cette coupe drastique, décidée sans l’aval de la Direction de l’Aviation Civile indienne, n’avait pas été appréciée par l’organisation. Le CEO du transporteur Sanjay Aggarwal a rencontré le 20 novembre 2011 le directeur général de l'Aviation Civile E K Bharat Bhushan pour faire le point sur son plan de vols. Le patron de Kingfisher Airlines s’est voulu rassurant en confirmant que les suppressions ne concernaient qu’entre 50 et 55 lignes. En effet, depuis l’annonce le nombre avancé par certaines sources était de 100 à 130 courriers. Il a également promis que les fréquences seraient graduellement reprises au cours des trois et quatre prochains mois, à partir de décembre. Le planning devrait donc retourner à la normale d’ici l’été.
Tandis que la direction du transporteur poursuit ses efforts pour lever de nouveaux fonds et sortir rapidement de leur situation difficile, leur désistement sur certaines destinations inquiète de nombreux Indiens à quelques jours du pic du trafic d’hiver. Certaines compagnies refusent en effet de prendre en charge les passagers laissés sur le tarmac de crainte de ne pas être payées par la suite par Kingfisher.