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Aérien, des Premium à géométrie variable


Créées au plus haut de la crise financière de 2009, les classes Premium, qui se positionnent entre la business et l’éco, restent prisées des acheteurs qui cherchent à diminuer le coût du transport sans trop transformer leur passager en sardine. Côté voyageur, on doute toujours de l’intérêt de la formule même si elle offre quelques avantages.



La Premium eco d'Air France
La Premium eco d'Air France
Comment promouvoir ces classes Premium, peu recherchées par les voyageurs qui préfèrent une classe affaires à ce qu’ils considèrent comme une offre "limitée" ? Les compagnies répondent à cette préoccupation en proposant de plus en plus souvent des options supplémentaires aux sièges un peu plus larges que cette classe intermédiaire offre généralement. Première à s’y intéresser, United Airlines qui a annoncé le 9 décembre dernier qu’elle allait mettre en place deux niveaux de premium avec des services aussi variés qu’un pyjama pour les vols de nuit ou un accès au salon. Singapore Airlines, qui a lancé sa Premium sur Paris en novembre dernier, se propose d’offrir plus de confort aux passagers avec un espace entre les sièges légèrement supérieur à ce qu’offre la concurrence. Et côté équipement la compagnie singapourienne a voulu marquer sa différence : un écran vidéo de 34 cm, un service de repas amélioré sans atteindre le concept du service à la carte, réservé aux classes affaires et first.

Mais les évolutions sont à venir avec des services supplémentaires vendus dès l’achat du billet et donc intégrés aux SBT. Parmi les innovations, le très classique accès au salon (entre 24 et 44 $). Air France et Lufthansa pourraient l’annoncer avant la fin de l’année. Qantas - qui limite son offre à l’international - propose un repas amélioré et une trousse de toilette réduite. Elle regarde désormais du côté de l’organisation du voyage et envisage de proposer une assistante à l’aéroport avec un accès payant au salon. Pour l'heure, rien n’est décidé mais la compagnie veut mettre en avant les plus de cette classe intermédiaire : une cabine réduite de 32 à 40 sièges, un siège inclinable et un embarquement prioritaire.

Ces offres, fussent-elles les plus alléchantes, se heurtent aux codeshares. D'une compagnie à l'autre et pour un billet identique, la promesse faite aux passagers n’est pas toujours tenue. Sur SkyTeam, tous les membres ne disposent pas de Premium. D’où l’idée qui chemine dans l’esprit des patrons des ventes : garantir le vol sur la compagnie d’origine ou en transit avec des compagnies équipées d’un niveau de confort identique. Une idée loin d’être simple à mettre en œuvre, d'autant que la bataille des prix sur la business risque de remettre en cause le principe même de cette classe, très intermédiaire.