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Aigle Azur : la ligne Paris-Pékin victime d’un conflit entre l’UE et la Russie


Avec l’entrée du groupe chinois HNA dans son capital en octobre 2012, Aigle Azur avait prévu de lancer des liaisons entre Paris et Pékin pour cet été. Si les beaux jours sont bien là, le projet, lui, semble au point mort. La raison ? La compagnie ne peut pas survoler la Sibérie à cause d’un différend en Bruxelles et Moscou.



Aigle Azur : la ligne Paris-Pékin victime d’un conflit entre l’UE et la Russie
Pour relier Paris à Pékin, l’itinéraire le plus efficace et rentable est de voler au dessus de la Sibérie. C’est d’ailleurs ce plan de vol logique, choisi par Aigle Azur, qui retarde l’ouverture de la ligne si l'on en croit La Tribune. Le survol de la Sibérie est en effet au cœur d’un conflit entre l’UE et la Russie. En représailles à la mise en place de la taxe carbone, Moscou a continué de faire payer le survol de la Russie aux compagnies européennes bien qu’un accord avec l’Union Européenne stipulait la fin de cette pratique en 2012. Si le système d'échanges de permis d'émission européen pour le transport aérien a été gelé, les transporteurs européens paient toujours la Russie lors de leurs passages au dessus de la Sibérie. Bruxelles refuse donc que les États membres ouvrent de nouvelles lignes passant par cette partie du monde tant que le conflit n’aura pas été résolu. L’UE a donc rejeté la solution d’Aigle Azur de louer les droits de sa partenaire Transaero. Ainsi l’ouverture de la liaison Paris-Pékin est en stand-by. La brouille entre la Russie et l’Europe pourrait être résolue fin 2013 si l’OACI trouve une solution globale pour la taxe carbone.