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Air France : 2600 à 3000 postes supprimés, le plan se précise et les grèves se préparent


Air France durcit sa restructuration, et si la compagnie n’annoncera que mercredi ses intentions, Les Echos présentent ce lundi 16 septembre un plan crédible qui passe notamment par la sous-traitance des escales.



Air France : 2600 à 3000 postes supprimés, le plan se précise et les grèves se préparent
Ce n’est pas une surprise, un nouveau plan de départs volontaires devrait être annoncé le 4 octobre mais sans attendre Les Echos dévoilent un chiffre de 2600 à 3000 suppressions de postes qui circule depuis quelques temps dans la compagnie. Le journal économique précise que dans le même temps, la compagnie va tailler dans les escales, « premier poste de dépenses (21 %) devant les coûts de carburant (18 %) et d’équipage (15 %) ». Pas de suppression : « compte tenu des accords déjà signés, seules les escales les plus problématiques en passeront par des mesures nouvelles contraignantes, comme le recours à la sous-traitance ».

Le journal annonce que ce serait le cas à Marseille, Bastia, Ajaccio et Nice. Par ailleurs «Les bases de Marseille, Nice et Toulouse subiraient de nouvelles coupes franches dans leur programme, avec le rapatriement sur Paris d’une partie des équipages. Cependant, aucune fermeture ne sera décidée ». Cela y ressemble fort, toutefois, et nos informations sont plus radicales, certaines sources nous annonçant la suppression des bases de province dont les résultats sont qualifiés de médiocres en interne. La perte serait importante, entre 80 et 110 millions d'euros selon les syndicats ! Seul souci pour la Direction de la compagnie, gérer les fermetures de ces sites sans trop de luttes sociales. Pas facile !

Enfin Transavia serait appelée à développer davantage de nouvelles lignes Loisirs en recevant 5 B737 en 2014, mais « pas question de transférer à Transavia l’activité d’Air France à Orly » comme le voulait la rumeur.

A en croire les syndicats, ce nouveau plan ne passera pas aussi facilement que le précédent. Alexandre de Juniac, le patron du groupe, devra batailler point par point et s'engager sur un programme précis pour ces 12 prochains mois. La grogne qui monte au sein du personnel navigant illustre bien l'inquiétude du personnel. Plusieurs mouvements de grève seraient à l'étude pour novembre. Premier déjà annoncé celui des hôtesses et stewards.