Lundi 9 Juillet 2012

Air France : 3 syndicats PNC choisissent la voie du référendum


Trois syndicats du personnel au sol d’Air France (CFDT, CFE-CGC et FO) sur les 5 existants au sein de la compagnie ont signé le plan proposé par leur direction, le 6 juillet 2012. Mais, les accords ne sont pas si aboutis avec les équipages. L’UNAC a présenté un point sur les discussions en cours, le 9 juillet 2012.



Air France : 3 syndicats PNC choisissent la voie du référendum
«Les négociations ont duré jusqu'à une heure avancée dans la nuit de vendredi à samedi. Elles ont repris dimanche matin et se sont prolongées dimanche après-midi chez le PDG pour tenter d'obtenir de derniers arbitrages du Président», explique l’organisation syndicale des PNC «Même si le projet d'accord a été amélioré, il reste encore quelques points de blocage» ajoute t-elle. Une réunion avait d’ailleurs encore lieu à l’heure où les lignes du communiqué étaient écrites, ce lundi soir. Une fois cette étape terminée, les trois syndicats PNC comptent soumettre le projet au vote de leurs adhérents, un processus qui pourrait durer une quinzaine de jours. Air France, qui souhaitait avoir fini la procédure de validation de son plan pour mi-juillet, risque donc de devoir réviser son planning.

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1.Posté par PAT le 10/07/2012 16:51
Le terme "référendum" ne me semble pas approprié.

A bien lire l'article, il s'agirait plutôt pour chaque syndicat cité de consulter ses adhérents.

Même pas sûr que cela ne se traduise d'ailleurs pas un vote nominatif de chaque adhérent(e). Car c'est une chose que les syndicats ne savent pas trop organiser (fixer la liste des votants, censés être à jour de leurs cotisations, peut-être en excluant ceux qui auraient adhéré par opportunité la veille, organiser le scrutin, collecter les votes, les comptabiliser... tout ça, aux mains et sous le contrôle de militants et pouvant donc provoquer des contestations sans fin parmi les adhérent(e)s mécontents du résultat, etc.).

En général, quand un syndicat dit qu'il consulte ses adhérents, il faut traduire par le fait qu'il consulte ses délégués et mandatés, ceux-ci étant censés représenter peu ou prou les adhérent(e)s bien qu'ils soient en fait des élus du personnel, base beaucoup plus large que celles des seuls adhérents.

Il y a ensuite deux manières de procéder. Soit chaque délégué pèse une voix (la sienne, censée représenter globalement la position majoritaire de ses mandants... encore que !), soit chaque délégué pèse au prorata du nombre d'adhérent(e)s de sa section syndicale.

On est assez loin de la démocratie directe mais plutôt dans un système de représentation (tout comme le député élu ne consulte pas ses électeurs pour savoir s’il doit approuver ou non une loi).

N'importe comment, quand une structure syndicale en appelle à l'avis et à la décision finale de ses adhérents, c'est qu'elle n'est pas du tout à l’aise avec la décision que les cadres syndicaux (le sommet de l'appareil syndical) envisageaient de prendre. C'est-à-dire, au cas d'espèce, un avis somme toute favorable au plan.
La démocratie syndicale est un exercice très difficile. Car les syndicats, même chez Air France, ne sont pas suffisamment puissants ni sûrs de leurs assises. Comprendre par là que leur base n'est pas suffisamment solide pour qu'ils puissent exercer en autonomie de décision le mandat représentatif qui leur a été donné. Normalement, tout ce que peut approuver ou pas un syndicat est déjà borné et cadré par avance dans des textes d'orientation votés leurs de leurs congrès périodiques ou assemblées générales. Et c'est rarement les adhérent(e)s de base qui participent directement à la définition de ces orientations mais déjà les élus et mandatés.

Air France est aussi une entreprise ou vraiment il y a beaucoup de syndicats (jusqu'à 18 avais-je eu l'occasion de décompter en son temps ; avec souvent des syndicats professionnels distincts mais regroupés au sein des mêmes unions, fédérations ou confédérations, structures au sein desquelles les arbitrages ne sont pas toujours simples). Alors qu'en réalité, il n'y a pas tant d'adhérent(e)s que ça. Même s'il y en a un peu plus que dans le privé, ça ne dépasse pas 15 ou 20 % du personnel. Très difficile sur cette base de dégager une position et une orientation nettes. Et plus il est petit, moins un syndicat peut prendre le risque de perdre des adhérent(e)s sur un coup mal calculé. D’où d’infinies précisions qui nuisent à la clarté de la décision et qui ne mettent pas à l’abri, à tout moment, d’un retournement de situation.





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