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Air France: 4.889 emplois supprimés d'ici à la fin 2017


Selon les premières informations communiquées après le CCE d'Air France du 4 décembre dernier, l'emploi a été au cœur des discussions avec l'annonce par la compagnie de la possible suppression de 4.889 emplois entre 2015 et 2017, dont 1000 en 2016 et le reste entre 2016 et 2017. Ces suppressions de postes intègrent les départs volontaires et ceux pour cause de retraite. Un plan difficile à avaler pour les salariés mais qui pourrait être allégé si les efforts de production demandés portent leur fruit. Un scénario qui laisse pourtant sceptique les syndicats.



Le siège d'Air France
Le siège d'Air France
Aune précision n'a été donnée sur l'organisation de ces départs et la compagnie n'a pas confirmé les premières données fournies par la CGT. La discussion qui doit reprendre devrait également aborder la gestion des escales françaises qu'AF aimerait sous-traiter à des opérateurs extérieurs. De son côté, le cabinet SECAFI qui assiste les CE confirme que "l'action est obligatoire car ne rien faire serait dangereux". Des propos contestés par certains syndicats.

Les escales, en fort sureffectif seront directement concernées par le plan mis en place. 1817 postes sont à supprimer dont 500 pour l'assistance à l'escale. La compagnie devrait préciser ces chiffres dans quelques semaines.
 
Selon nos sources à la CGT, le chiffre de presque 5.000 emplois supprimés avait déjà été évoqué par notre consœur du Figaro, Valérie Collet, en juin dernier mais immédiatement démenti par la compagnie. Une demi-surprise pour les salariés "persuadés que tout cela était écrit depuis bien longtemps sur les tablettes de la direction".

Autres décisions annoncées à l'occasion de ce Comité Central d'Entreprise, l'annulation de 3 commandes de B787 et la sortie de 2 Airbus A340. Selon les organisations syndicales, ces suppressions d'avion n'ont pas surpris car elles correspondaient aux annonces du plan B, formulées il y a quelques semaines.
 
Pour les observateurs, ces décisions pourraient conforter l'idée qu'Alexandre de Juniac aurait réussi son pari, imposer un redressement à marche forcée de l'ensemble de l'entreprise. Mais le point d'orgue du Président d'Air France serait d'avoir réussi à contenir les demandes des pilotes qui, aujourd'hui, regardent avec intérêt la création de la base munichoise de Transavia et pourraient se déclarer partant pour une seconde base au Portugal.