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Air France-KLM : Jean-Cyril Spinetta en faveur des fusions entres compagnies américaines et européennes


Faut-il y voir un programme ? Jean-Cyril Spinetta, PDG d’Air France-KLM a expliqué aux Echos, le 4 mars 2013, que le groupe s’était donné pour objectif une rentabilité opérationnelle située "entre 6 et 8% à l'horizon 2015-2016". Il a également indiqué qu’il était favorable aux fusions-acquisitions entre compagnies aériennes, notamment entre les européennes et américaines… même si pour le moment les lois actuelles l’empêchent.



Air France / Virginie Valdois
Air France / Virginie Valdois
Les mesures mises en place avec le plan Transform 2015 seront-t-elles suffisantes pour permettre à Air France KLM de redevenir compétitif ? Pour Jean-Cyril Spinetta, PDG du groupe qui s’est confié au journal Les Echos, la façon de le savoir «sera d'observer l'évolution des principaux indicateurs économiques des entreprises de transport aérien. On verra alors si les écarts de compétitivité se réduisent ou s'accroissent». Il a ajouté «Ce que nous sommes en train de faire devrait nous permettre de les réduire, et nous avons même l'ambition pour le groupe de revenir à une rentabilité opérationnelle entre 6 et 8% à l'horizon 2015-2016», en précisant «Avec un chiffre d'affaires de 25 milliards d'euros, cela traduit l'ambition qui est la nôtre». Pour mémoire, le Président Spinetta a fait savoir fin 2012 en interne qu'il quitterait ses fonctions au plus tard à l'assemblée générale du groupe qui clôturera les comptes 2013, ce serait donc au printemps 2014.
Dans cette interview, la patron d'Air France-KLM a également déclaré être favorable aux fusions-acquisitions dans le secteur aérien. «La consolidation est nécessaire si l'on veut mettre fin à cette anomalie monstrueuse qui fait qu'une activité de premier plan comme le transport aérien détruit de la valeur année après année». Il plébiscite même les rapprochements entre transporteurs internationaux, et plus particulièrement entre les européens et les américains. «Le mouvement de consolidation européen est quasiment achevé. L'étape suivante dépendra de l'évolution du cadre réglementaire international». Il a poursuivi «Si, comme je le crois, cette évolution va dans le sens d'une multiplication des accords de ciel ouvert, nous pourrons dépasser notre dimension régionale européenne pour nous projeter à une échelle mondiale». Mais, comme il le rappelle, ce projet est impossible dans le cadre légal actuel : «Aujourd'hui, une compagnie américaine n'a pas le droit de prendre le contrôle d'une compagnie européenne» (NDLR : et inversement). Néanmoins, il ajoute «Le président Obama a récemment pris position en faveur d'une grande zone de libre-échange entre l'Europe et les États-Unis. Quel sera l'avenir de cette grande ambition ? On verra…».