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Air France veut rester le leader aérien du domestique


Depuis plusieurs mois, le groupe Air France travaille au redressement de son activité court et moyen courrier. De nouveaux sièges, une nouvelle offre prix, la répartition du marché avec Hop Air France, la compagnie estime ainsi être en capacité de conserver les 80% du marché aérien domestique qu'elle occupe dans l'Hexagone.



Les nouveaux sièges cuir du court et moyen courrier
Les nouveaux sièges cuir du court et moyen courrier
Au lendemain du vol inaugural de la nouvelle cabine moyen-courrier sur Stockholm, Pierre Descazeaux, DG du marché France et Henri Hourcade, directeur des ventes Entreprises et Agences ainsi qu'Eric Louveau, directeur commercial, ont fait le point sur les éléments mis en place et les projets à venir. Pour faire revenir les passagers dans ses avions, Air France a retravaillé son offre moyen-courrier. Au programme de nouvelles A319 et A320 équipés de  sièges en cuir:«Une cinquante d'appareil proposeront la nouvelle cabine d'ici la fin du 1er semestre 2016», explique Pierre Descazeaux, DG du Marché France alors que le 1er avion disposant des nouveaux aménagements a pris son envol le 15 avril 2015.

La grille tarifaire a également été remise à plat. Bien que la morosité économique éloigne les entreprises des business, la compagnie a maintenu cette offre: «Il faut garder l'affaire, certaines personnes sont toujours à la recherche du statut et du confort qu'elle offre», précise Pierre Descazeaux. Mais le fer de lance de l'entreprise pour séduire les entreprises sera l'offre Economy Flex. «Les passagers passent dernière le rideau avec les nouveaux aménagements, mais la gamme garde tous ses attributs. Par exemple, la SkyPriority et surtout le go show (la possibilité de prendre un vol plus tôt le jour du départ) nous différencient vraiment de la concurrence», précise Henri Hourcade, directeur des ventes Entreprises et Agences.

L'autre chantier du groupe a été l'offre Hop Air France, disponible à la vente depuis le 24 mars. L'offre commerciale des deux marques a été harmonisée et les moyens mis en commun. Cette recherche de simplification et de fluidité va également se voir physiquement. Les équipes franciliennes de Hop ! et du Point à Point d'Air France vont rejoindre les locaux de la Direction Générale France du groupe, situés à Montreuil, en octobre/novembre. «C'est une bonne chose. Nous sommes souvent en relation avec eux. Cela va encore faciliter nos échanges», souligne Pierre Descazeaux, DG du Marché France puis il ajoute «Mais les équipes Brit Air, Regional et Airlinair qui sont réunies sous la marque Hop ! restent, elles, à leurs sièges respectifs. Il n'est pas question qu'elles déménagent». La compagnie a mis en place ces mesures avec en objectif le retour à la rentabilité sur ce secteur pour 2017.

Maintenir les volumes
Sur le domestique, la compagnie ne détient que 20 % de parts de marché face au train. «Sur ces 20 %, nous détenons 80 % de parts de marché. Notre ambition – dans cet environnement économique peu favorable - est de maintenir les volumes», explique le DG France. Eric Louveau, directeur commercial, reconnaît de son côté que le contexte économique n'est pas idéal: «Nous avons observé une baisses des clients Full Flex, mais elle a été partiellement compensée par la hausse du trafic des abonnés qui est de l'ordre de 2 à 3 points».

La société compte s'appuyer sur un autre produit – occulté par la mise en place de l'offre Hop ! Air France - La Navette. «Nous allons revitaliser La Navette. Nous devons la remettre en avant auprès de nos clients car c'est un véritable atout avec ses 75 vols quotidiens entre Paris-Orly Ouest et Bordeaux, Marseille, Nice ou Toulouse», estime Henri Hourcade, directeur des ventes Entreprises et Agences. «Nous avons les armes pour garder notre rang de leader aérien du marché France», conclut Pierre Descazeaux, DG du marché France. Si, bien sûr, le climat économique ne se détraque pas...






1.Posté par Gilles06 le 16/04/2015 18:46
Bonjour

A vouloir persister sur la "Navette " on fait fausse route surtout quand on prétend vouloir parler de "fluidité", c'est le contraire qui risque d'arriver, pourquoi?

En consultant le site d’ADP à la date du vendredi 10 Avril dernier, j’ai voulu étudier les horaires et aéronefs proposés sur les principales villes françaises au départ d’Orly pour connaitre le nombre de vols et sièges disponibles sur Air France à ce jour :
Marseille (13 vols pour 2224 sièges par sens)
Nice (18 vols pour 3076 sièges par sens)
Toulouse (25 vols pour 4748 sièges par sens)
Bordeaux (14 vols pour 2572 sièges par sens)
Soit au total 70 vols pour 12620 sièges par sens soit 180 passagers par vol, ou 70 A320 quotidiens, n’est-ce pas un peu trop vols par jour ?

On pourrait se dire que c’est un avantage d’avoir un vol toutes les 30 minutes sur ces 4 lignes aériennes, mais à quel prix ? Avec des avions de plus en plus petits (A319 à A321) sur des lignes où il y a beaucoup de voyageurs provocant un encombrement des couloirs aériens, des retards, voir annulations de vols, n’est-ce pas des conditions idéales pour des pertes financières accrues ?

Voici des propos de bon sens du spécialiste du transport aérien pour Radio France, Michel Polacco, réagissant aux élus et responsables économiques azuréens réclamant plus de fréquences sur Nice Paris.

«Les vols toutes les demi-heures, cela avait du sens quand cela a été lancé il y a vingt ans.Aujourd’hui, il faut mettre des avions plus gros, avec moins de liaisons pour réduire les coûts, car les taxes d’aéroport sont très chères!»

http://www.nicematin.com/nice/pourquoi-air-france-reduit-la-voilure-a-nice.2105979.html

En effet, avec ce même total de sièges offert aujourd’hui par Air France on pourrait exploiter ces mêmes lignes avec des A330-300 ou B777-200 de 400 passagers.
Orly - Marseille (5 vols)
Orly - Nice (7 vols)
Orly - Toulouse (12 vols)
Orly - Bordeaux (6 vols)
Cela ramènerait à 30 vols par jour, soit 40 vols de moins pour une journée comme celle du vendredi 10 avril dernier, ce qui fluidifierait largement le trafic aérien à Orly et la le mot "fluidité" prendrait tout son sens.

A méditer

2.Posté par mauricecg le 17/04/2015 18:30
@ Gilles06 les gros porteurs ont été testés en leur temps par Air inter et le jour ou le tgv est arrivé les gros étaient beaucoup trop gros. De plus pour contrer les anglais il faut occuper tous les créneaux et lors d'une baisse d'activité abandonner les moins rentables.Alors le Polacco il reste derrière son petit bureau et il monte sa propre compagnie....

3.Posté par ferait mieux de se taire le 18/04/2015 11:28
Et pendant que Air France abandonne ds créneaux les pays du golfe les prennent... Gilles 06 et Polacco sont de grands économistes.