Deplacements Pros, le quotidien du business travel, du voyage d'affaires et des déplacements professionnels
Accueil
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte


Air France voulait-elle réellement aider Alitalia ?


En demandant brutalement le départ de 5000 salariés de l'actuel Alitalia, Air France a plus que froissé les Italiens. Et pourtant, les spécialistes sont formels : en l'état, la compagnie italienne va couvrir ses dettes mais en aucun cas se relancer sur le marché du transport aérien européen. Selon le quotidien Il Sole 24 Ore, Air France aurait fourni fin octobre une liste de ses conditions au Ministre des Transports Maurizio Lupi.



Selon le quotidien, Air France aurait évoqué dans ce courrier les actions indispensables à mener pour permettre au groupe franco néerlandais de souscrire à l'augmentation demandée par Alitalia. Mais selon des sources évoquées par le journaliste, le Ministre des Transports Italiens aurait jugé ces demandes "difficilement réalisables" et aurait considéré que "les exigences du groupe Air France/KLM masquaient en fait les difficultés des franco-néerlandais à assumer financièrement l'engagement demandé". Avec une dette d'environ 1 milliard d'euros, Alitalia - qui a prévu d'engager des licenciements pour faire face à ses frais d'exploitation - a souhaité mettre en garde la presse française contre les possibles désinformations dont elle pourrait être victime et de préciser qu’elle "fera prévaloir son droit de réponse et d’action pour toute diffusion d’informations alarmantes et nuisibles à la compagnie". Elle précise également que "La levée des fonds en cours de 300 millions d’euro, garantie par La société Poste Italienne S.P.A ainsi que les deux principales banques italiennes Intesa Sanpaolo S.P.A. et Unicredit S.P.A, a déjà été versée à hauteur de 130 millions d’euro. La compagnie confirme la continuité des opérations de ses vols".

Notons que la compagnie italienne recherche également de nouveaux investisseurs. Des contacts sont renoués avec Aeroflot. Etihad ou le chinois HNA se disent peu intéressés par le dossier Alitalia, jugé complexe par les experts.