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Airbus craint de nouvelles annulations chinoises


Dix Airbus A330 pourraient être menacés par des représailles de Pékin envers Bruxelles, selon une source proche du constructeur européen. Interrogé sur le chantage dont serait victime l’avionneur, Luo Yueping - secrétaire du Conseil d'administration de China Eastern - a démenti, contrairement à Hong Kong Airlines, que sa compagnie ait annulé des commandes en opposition à la taxe carbone.



Airbus SAS 2012
Airbus SAS 2012
Airbus est inquiète. La commande de 10 A330 d’une compagnie chinoise pourrait bien faire les frais du conflit sino-européen né de la taxe carbone. Une source proche d’Airbus a révélé qu’une autre commande de 10 appareils long-courriers était en suspens faute d’avoir été contresignée par Pékin. Cela porterait à 45 le nombre des A330 bloqués. Lors de l’annonce de ses résultats annuels EADS - la maison mère de l’avionneur européen - avait révélé que les commande de 10 A380 et 35 A330, dont 25 en production avaient été gelées par le gouvernement chinois qui cherchait à faire pression sur l’UE pour obtenir la suppression de la taxe sur les gaz à effet de serre. Cette situation a mené le constructeur à adresser avec six compagnies aériennes européennes un courrier aux principaux dirigeants de l’Europe dénonçant la loi controversée.
Au pays de l’empire du Milieu, China Eastern Airlines - par l’intermédiaire du secrétaire du Conseil d'administration, Luo Yueping – a déclaré sur les ondes de China National Radio le 13 mars 2012, n’avoir annulé aucune commande. Pour elle, ce sont les besoins commerciaux qui détermineront l’achat ou non des avions du constructeur européens et non la volonté du gouvernement. Le secrétaire du Conseil d'administration a conclu sur ces mots «Nous n'avons pas dit que nous allions suspendre le contrat, de même que nous n'avons pas dit que nous n'allions pas maintenir nos commandes».