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Airbus ne renonce pas à l'A380


Si l'A380 attire les passionnés d'aviation et les passagers, le gros porteur européen a du mal à séduire les compagnies aériennes. Son marché est bien moins important que les prévisions d'Airbus. Pour autant, le constructeur ne renonce pas à son célèbre appareil. Fabrice Brégier, PDG du groupe aéronautique, a assuré le maintien du programme lors d'une interview aux Échos.



L'A380 peine à trouver des clients. Si Fabrice Brégier reconnaît que le gros porteur a «probablement été lancé 10 ans trop tôt», il assure que son programme «sera enfin à l'équilibre cette année». Le PDG d'Airbus ajoute: «Il n'est donc nullement question de renoncer à l'A380», puis: «A nous de faire ce qu'il faut pour redynamiser le marché. Nous avons déjà des solutions pour le rendre plus attractif économiquement, en augmentant le nombre de sièges tout en conservant (son) niveau de confort».

Néanmoins, l'A380neo n'est pas encore sur la piste de décollage. Fabrice Brégier admet que la question de l'amélioration des performances du superjumbo se posera à plus long terme en travaillant sur l'aérodynamisme et la motorisation. «Mais nous ne le ferons que lorsque les conditions d'un bon '"usiness plan" seront réunies. Ce n'est pas le cas actuellement et nous n'avons pas l'intention d'investir à fonds perdus», a-t-il expliqué. «Nous avons mis du temps à amener le programme A380 à l'équilibre ; notre objectif est qu'il le reste», conclut-il.

Lors de cet entretien, il a aussi estimé qu'une quinzaine d'A350 pourraient être livrés en 2015, «pour monter ensuite jusqu'à dix appareils par mois en 2018». Il a également évoqué le successeur de l'A320, indiquant qu'il «n'arrivera pas avant 2030 parce qu'il nous faudra encore du temps pour mettre au point les technologies de rupture nécessaires».