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Airbus organise une réunion pour rassurer les propriétaires d'A340


Pendant plusieurs semaines, le programme d’assemblage de l’A380 était au cœur des préoccupations d’Airbus en raison de la faiblesse des commandes. La commande Emirates a apaisé les inquiétudes du secteur aéronautique. Mais maintenant un autre appareil de l’avionneur semble en difficulté, l’A340.



Selon Bloomberg, les services marketing d'Airbus vont réunir à Londres les propriétaires d’A340. L’objectif de cette réunion serait de les rassurer sur les possibilités de revente de location de ce gros porteur dont la production a cessé il y a deux ans. En raison de son appétit en carburant, le quadriréacteur ne séduirait pas le marché de l'occasion. L’agence américaine précise que le constructeur avait accordé des garanties de valeur d'actif «sur de nombreux A340». Avec ces accords, il doit verser un dédommagement aux propriétaires d’un appareil dont la valeur baisse à un certain seuil lors de sa revente. Un analyste de Bernstein interrogé par Bloomberg estime que 40 % des 119 des A340-500 et A340-600 vendus ont une valeur garantie oscillant entre 60 et 70 millions de dollars, or il ajoute «Sur la base de nos discussions avec des loueurs, des compagnies et des affréteurs, nous doutons que ces avions aient même une valeur de 20 millions de dollars à l'heure actuelle». Airbus pourrait ainsi devoir verser d’importantes compensations à ses clients. Mais heureusement pour le constructeur, les compagnies de l'hémisphère sud trouvent que l’appareil se distingue des biréacteurs long-courriers sur de nombreuses situations lors des liaisons longues comme les atterrissage à haute altitude ou dans des conditions de température élevées.






1.Posté par Mykel le 03/12/2013 23:24 (depuis mobile)
L''A340, et surtout les dernières version 500 et 600, ont été victimes de la hausse du prix du carburant ! Mais ces avions restent superbes, confortables, et performants.

2.Posté par Garfield le 05/12/2013 13:19
L'attaque au-dessous de la ceinture vient, une fois de plus, d'une société basée chez nos "chers amis" américains...
Bloomberg n'a pour but, avec cette pseudo-communication, que de chercher à affaiblir le marché d'Airbus en insinuant que les clients d'Airbus ayant des A340 devraient exiger des dédommagements à Airbus. Ce n'est donc qu'une basse manoeuvre étatsunienne pour couper l'herbe sous le pied à Airbus et, par conséquence, imposer l'idée qu'en dehors de Boeing il n'y a pas de salut.

3.Posté par annie fave le 05/12/2013 16:38
C'est un point de vue mais :
- je ne suis pas sûre que Bloomberg soit à la solde des US
- que l'industrie soit coupée en 2 mondes, les bons européens contre les méchants américains
- j'en veux pour preuve le fait que Boeing génère quelques 25 000 emplois en France, grâce en particulier à sa "french Team" qui, au-delà de Snecma, inclut Messier-Bugatti-Dowty, Labinal, Aubert & Duval, Daher Socata, Lisi Aerospace, Michelin, Thales Avionics et Zodiac Aerospace... autour du 787 et du 737 MAX

4.Posté par Garfield le 06/12/2013 08:41
Hélas, force est de constater que bien trop souvent, les sociétés et les états européens ont eu un comportement de "bisounours" vis-à-vis des sociétés et du gouvernement des États-Unis.
En Europe, c'est généralement le fait de ne pas vouloir se brouiller avec le "grand frère" américain qui est souvent évoqué au niveau gouvernemental, une certaine forme de lâcheté politique... Quant aux entreprises, elles sont trop souvent obnubilées par la puissance de l'économie américaine qu'elles en oublient trop souvent qu'en face elles ont aussi des adversaires commerciaux, fortement aidés non seulement par leur gouvernement, mais également par un droit américain qui a tendance en plus à chercher à s'imposer de manière extra-territoriale.
Il n'y a pas de bons européens ni de méchants américains; il y a surtout des américains malins et n'hésitant pas à manoeuvrer par médias interposés, et des européens trop timorés et refusant trop souvent de se battre avec les mêmes armes que leurs adversaires...