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American Express tient salon à Paris pour rassurer et expliquer


"Convaincre", voilà sans doute l'une des missions que devra atteindre l'EVP 2010 qui ouvre aujourd'hui à Paris, Porte Maillot. L'année 2009 qui a bousculé les grandes agences de voyages, aura laissé des traces chez les acheteurs qui s'interrogent sur le bien fondé d'une TMC (Travel Management Company). D'autant que les restrictions budgétaires des clients se sont accompagnées d'une réorganisation chez American Express. Régis Chambert qui a piloté les années fastes a laissé sa place à Eric Audoin, fin gestionnaire, formé aux méthodes internationales et qui a pris la crise de plein fouet. Que peut apporter l'EVP 2011 à ses clients ? C'est tout l'enjeu de ces deux jours de salon.



«La période est difficile, complexe et laisse peu de place à l'improvisation» explique le Travel Manager d'une grande entreprise. Pour ce client d'American Express, le rôle de la TMC doit être désormais redéfini en fonction des objectifs de l'entreprise et de la capacité de l'agence à apporter des réponses efficaces à ces problématiques complexes. «Le besoin d'audit, parfaitement compris par l'agence, n'est pas encore optimisé pour nous permettre d'obtenir des réponses qui dépassent le simple cadre du déplacement professionnel et garantir une intégration de nos besoins dans une politique économique de dépenses élargies et non plus sur le simple voyage d'affaires». Tout l'enjeu des grandes agences est de prouver leur capacité à ne pas être des simples utilisateurs d'une technologie qui pourrait parfaitement être directement intégrée au système d'information de leurs entreprises clientes. Car la révolution qui est en marche dépasse le simple cadre du savoir-faire pour s'intégrer à des process complexe établis sur la durée et non sur l'occasionnel.
Éric Audoin, imprégné du savoir-faire anglo-saxon, a déjà compris que la révolution doit s'engager à tous les niveaux de l'entreprise. Pour l'heure, American Express reste toujours un peu "écorchée vive" en matière de communication et de dialogue avec l'extérieur. Régis Chambert avait joué la carte du "Pour vivre heureux, vivons caché". Eric Audoin au contraire devra parler, expliquer, convaincre et donner une visibilité médiatique au savoir faire d'AEVA. L'entreprise, qui a fortement invité ses clients à s'exprimer sur ses méthodes et son savoir-faire, doit aujourd'hui restituer ces échanges et mettre en œuvre les changements attendus. Le baromètre 2010 publié aujourd'hui par la TMC ne devrait pas apporter de profonds changements dans l'approche des marchés. Il confirmera, et confortera sans doute le poids des agences dans le monde du voyage d'affaires. Mais tout cela ne sera pas suffisant si demain les acheteurs, qui ne seront pas forcément des spécialistes du voyage, décident de traiter les déplacements professionnels à l'image des acquisitions qu'ils assurent quotidiennement dans bien d'autres domaines. La spécificité périssable du voyage n'exige pas une approche si différente que veulent le laisser croire les spécialistes. Deux jours pour convaincre et démontrer. Jouable !

Marcel Lévy

Dimanche 14 Novembre 2010


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1.Posté par JLS le 15/11/2010 10:26
je ne vois pas en quoi le modèle anglo saxon est un modèle.Si l'on regarde l'économie des USA et celle de la Grande Bretagne, y a t'il vraiment des raisons de trouver que leur modéle est le bon ? Il faudrait arrêter de considérer que parce c'est américain c'est obligatoirement bon. C'est une façon de penser complétement dépassée.