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Dimanche 15 Novembre 2009

American Express : tous les résultats du baromètre 2009




Le 19ème Baromètre American Express Voyages d’Affaires affiche les effets directs d’une crise économique mondiale sur les dépenses de déplacements des entreprises, avec un recul de 18% de leur budget. Ainsi, et contrairement à ce qu’elles pensaient en 2008, 66 % d’entre elles signalent une baisse de leurs budgets voyages (à -31%), 23% observent une stabilité et 11% seulement notent une augmentation (à +23%).



American Express : tous les résultats du baromètre 2009
Pour la grande majorité (82%), ce recul est imputé à la récession économique et pour 10% aux effets de la mise en place de politiques de voyages empreintes d’une touche”verte”.

”Face à une crise sans précédent, nous assistons à de nouveaux comportements des entreprises : les PVE ont été renforcées, les contrôles des achats accrus et les voyages des collaborateurs sont désormais motivés par des objectifs de rétention de clients ou au développement de marchés stratégiques. La TMC a un rôle déterminant pour les aider à rentabiliser leurs déplacements, qui représentent pour elles un véritable investissement”, » déclare Régis Chambert, Vice-Président et Directeur Général d’American Express Voyages d’Affaires. Des déplacements justifiés avant tout pour conserver des clients ou des marchés clé.

Parallèlement aux années précédentes, et crise oblige, 2009 marque un tournant dans l’importance que les entreprises accordent aux motifs de voyages de leurs collaborateurs. Loin devant les déplacements pour des réunions internes (29 %) et les rendez-vous avec des fournisseurs (8%) en moyenne, 57% du budget voyage des entreprises européennes est consacré au maintien ou au gain de nouveaux marchés. Une tendance qui touche davantage les PME (61%) que les entreprises ayant des budgets supérieurs à 20 M€ (47%).

Les entreprises plébiscitent le « best buy » comme 1er levier d’économies à effet immédiat.
Face à cette crise, les entreprises ont mis en place des plans drastiques de réduction de leurs dépenses et utilisé différents leviers d’économies. Au total, plus de dix leviers ont été identifiés et priorisés parmi les pratiques auxquelles les entreprises ont eu régulièrement recours cette année. Si elles conjuguent plusieurs d’entre elles, c’est néanmoins le « best buy », qui, parmi les optimisations à effet immédiat arrive au 1er rang, souvent associé à d’autres leviers tarifaires comme la réservation à l’avance ou l’utilisation de tarifs à contraintes.

American Express : tous les résultats du baromètre 2009
Des tendances qui diffèrent selon la taille et les secteurs géographiques des entreprises ; ainsi, celles dont les budgets voyages sont inférieurs à 5M€, ont eu tendance à préférer les effets immédiats du best buy, l’usage de la TMC privilégiée et le contrôle du poste séminaire et congrès. Au dessus de 20 M€, elles ont davantage combiné les leviers plus structurels tels que la renégociation des accords fournisseurs, le renforcement de l’usage de la TMC privilégiée avec le « best buy » - dont l’effet global n’est pas toujours positif pour l’entreprise- et l’augmentation des tarifs à contraintes.

Sur un plan géographique, on remarque une homogénéité des pratiques sur les 3 premiers leviers d’optimisation en Europe, avec des nuances selon les infrastructures transports propres à chaque pays : en France, le recours au train plutôt que l’aérien occupe le 3ème rang.

TOP 10 des pratiques observées par les entreprises européennes interrogées• Best buy,
• Usage de la TMC privilégiée,
• Renégociation des accords fournisseurs,
• Recours aux alternatives aux voyages (visio/ video conférence),
• Durcissement de la PVE,
• Réservation à l’avance,
• Intensification de l’usage des SBT et du online,
• Maximiser l’utilisation des fournisseurs privilégiés,
• Utilisation des tarifs à contraintes,
• Contrôle du budget MICE.

Le renforcement du contrôle des achats et des PVE
Parallèlement à ces leviers d’économies, les entreprises ont accentué leur stratégie vis-à-vis de leurs fournisseurs, redéfini leur PVE et développé l’usage du online.
• Les négociations fournisseurs : sous l’effet de la consolidation du secteur aérien notamment, la globalisation des accords, déjà initiée en 2008, se confirme à 94% pour les entreprises dont les budgets sont supérieurs à 20M€, notamment dans l’aérien à 81% (+5points) et dans l’hôtellerie à 69% (+3 points),
• Les PVE : 89% des entreprises interrogées indiquent disposer désormais d’une PVE unique avec deux nouveautés : le recours à des solutions alternatives aux déplacements avec les meetings audio, vidéo ou visio conférence, qui figure dans 70% d’entre elles et l’apparition de règles concernant les congrès incentives ou salons professionnels, un poste encore peu contrôlé jusque lors et représentant 13% des budgets.
• Les politiques environnementales, contrairement à ce qu’elles annonçaient l’an dernier sont, dans les faits, passées au second plan devant la recherche prioritaire d'économies : seulement 18% des entreprises indiquent avoir mis en places des dispositions en ce sens.
• Le développement de la réservation online : 60% des entreprises déclarent avoir désormais recours à un SBT, soit une augmentation de 3 points vs 2008 et elles sont 95% à en mesurer sa performance, soit 10 points de plus qu’en 2008.

Autres tendances fortes, le contrôle systématique des dépenses qui passe de 57 à 67%, quelque soit le budget de déplacement, et pour plus d’une entreprise sur deux, le rôle prépondérant que jouent désormais les DAF devant les directions des achats ou les travel managers sur la mise en œuvre des méthodes de contrôle.

Paradoxalement, le Baromètre révèle un certain décalage entre le renforcement de ces politiques et l’autonomie partielle que les entreprises déclarent encore accorder à leurs collaborateurs pour 55% d’entre elles.

La multiplication du reporting

Dans ce contexte de renforcement des contrôles des entreprises, le Baromètre 2009 souligne également l’importance octroyée à la récupération et la consolidation des données. Ainsi, cette année, elles sont 61% à déclarer disposer de la totalité des informations sur leurs dépenses contre 37% en 2008, avec l’aérien en tête devant les statistiques concernant les locations de voiture et les dépenses hôtelières.

Autre fait marquant : les entreprises utilisent plusieurs contributeurs pour leur reporting. A ce titre, le rôle de consolidateur de la TMC est reconnu comme essentiel (77%), suivi par les cartes corporate (41%), le système financier (41%) et les autres fournisseurs voyages tels que les transporteurs et les établissements hôteliers (12%).

Les méthodes et moyens de paiement restent multiples et l’on note cependant une volonté très affichée de bénéficier d’une visibilité optimale, d’où un recours plus important aux cartes d’affaires (47% vs 40% en 2008) et un recul des avances de fond (26 vs 28%) tout comme la facturation directe de la TMC (50% vs 59).


Le potentiel de la TMC sous exploité
Alors que 2009 a fortement incité les entreprises à identifier et utiliser toutes les pistes d’optimisation et gisements d’économies possibles, et qu’elles ont fait évoluer les critères d’appréciation de la performance de leur TMC, elles ne sont pourtant que 24% à les avoir mis en place (en dehors des grands comptes- budgets supérieurs à 20 M€). C’est le constat d’un décalage réel entre la volonté affichée de s’appuyer sur sa TMC comme levier d’optimisation de son budget et pour autant, de ne pas toujours en mesurer l’efficacité.

Perspectives 2010
Interrogées en septembre dernier sur leurs prévisions pour l’année à venir, les entreprises européennes observent encore avec prudence une position d’attente face aux derniers effets de la crise. En effet, elles seront confrontées en 2010 à un double enjeu : contenir leurs dépenses tout en continuant d’être présentes sur les marchés à la fois pour fidéliser ou conquérir de nouveaux clients.

En moyenne, elles ne sont encore que 20% à envisager une hausse de leur budget voyages, 61% une stabilité et 19% une baisse.

Des prévisions et un optimisme qui varient sur le plan géographique, avec des pays qui anticipent une augmentation de leur budget supérieure à la moyenne comme l’Allemagne (33% des entreprises), les Pays-Bas (28%) ou la Grande-Bretagne (23%) ; la Belgique ou l’Espagne escomptent, quant à elles, une baisse plus forte que la moyenne, avec respectivement 22% et 24%. La France et les Pays Scandinaves font état d’anticipations proches de la moyenne européenne.