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Mardi 18 Juin 2013

American Express : un baromètre TPE/PME sur fond de crise



L'édition 2013 du baromètre TPE/PME d'American Express vient d'être publiée. Cette étude, qui donne une bonne idée du climat des affaires, ne concerne pas directement le voyage d'affaires même si cette température des TPE/PME est essentielle à l'évolution du tissu économique français. Premier constat, les entrepreneurs français sont bien plus pessimistes que leurs voisins européens.



Selon cette étude menée en mai dernier, le constat est simple : "La croissance est en berne pour le reste de l’année et développer une stratégie est nécessaire pour relever le défi de la conquête de nouveaux clients". Même si le climat reste difficile et qu’ils ne l’ont jamais autant ressenti en termes d’efforts redoublés, les entrepreneurs ne regrettent pas d'avoir créé leur entreprise. Nous publions ici de larges extraits de ce baromètre 2013.

Selon la seconde édition de ce baromètre American Express, "lLa plupart des dirigeants interrogés déclarent que leurs résultats depuis le début de l’année ont été conformes à leurs attentes : 64% en Angleterre, 51% en France et 48% en Italie. Alors que pour les autres pays, elle est restée à l’identique, on enregistre une croissance de 1 à 5 % pour plus d’un quart des dirigeants français (26%) même s’il est vrai qu’en 2012, 39% d’entre eux prévoyaient une légère croissance en novembre 2012 (cf 1ère édition du baromètre). En revanche, changement de ton en ce qui concerne le second semestre. Sur l’ensemble des pays interrogés, les dirigeants français sont les plus pessimistes : selon 86% d’entre eux, les conditions économiques vont rester les mêmes ou se dégrader dans les 6 mois à venir".

Trouver des nouveaux clients reste le point principal pour 78 % des chefs d'entreprise français avec des opportunités de croissance essentiellement locales et nationales (68% en France). Si, pour 50% d’entre eux, il est relativement délicat de retenir ses clients existants, pour la plupart des pays interrogés en revanche, le fait de trouver de nouveaux clients s’avère être un véritable défi (87% en France). Le principal canal d’acquisition est le bouche à oreille (71% en France), viennent ensuite la publicité (42%) et les relations publiques (36%). Encore marginale en France, l’utilisation des réseaux sociaux a quant à elle sensiblement augmenté (près de 3 points vs 2012). Ainsi, 6 à 7 ventes sur 10 sont générées en face à face ou en magasin selon 19% des dirigeants français interrogés. En France, le web a, là encore, une forte marge de progression loin derrière tous les autres pays interrogés.

Enfin, lorsqu’on les interroge sur leurs voeux pour les 6 mois à venir, la plupart des dirigeants interrogés souhaitent trouver de nouvelles opportunités ou diversifier leur activité (60% en Italie, 52% en Angleterre, 45% en France). Quant à leurs désidératas sur les 10 ans à venir, l’ensemble des pays interrogés aimeraient voir croître leur activité de plus de 20%.

Plus de stratégie

Selon les dirigeants français, la relation client est le domaine auquel ils consacrent actuellement le plus de temps (62%), puis le suivi commercial (51%) et enfin l’administratif (46%). La relation client est également en tête pour les autres pays. Elle n’arrive qu’en troisième position pour l’Angleterre (44%) qui place avant tout l’administratif (55%) et la stratégie (49%).
Contrairement à l’année dernière, la discipline à laquelle les dirigeants français aimeraient réserver plus de temps est la stratégie (pour 50% d’entre eux), suivie de la relation client (47%) et du marketing (44%).

La baisse de la demande client, la récession et la crise de l’euro arrivent en tête des principaux freins à la croissance pour l’ensemble des pays. Une tendance identique à 2012. En France, la nécessité de maintenir le niveau de financement est également un frein majeur selon 46% des dirigeants interrogés.

Le plus grand défi de l’hexagone reste avant tout la fiscalité pour 77% d’entre eux. Viennent ensuite la nécessité d’assurer un fonds de roulement suffisant (51%), la compétitivité (48%) et enfin le besoin de financements pour se développer (41%). Chèques et virements ont toujours la cote en France, mais quand nos entrepreneurs choisissent une carte de paiement professionnelle c’est avant tout pour la gestion des dépenses de la trésorerie… que 6 dirigeants sur 10 surveillent quotidiennement.

Créer sa propre entreprise pour faire un travail qu’on aime (75% en France) et devenir son propre patron pour prendre ses propres décisions (72%) est universel.

Mais cette année plus que jamais, les dirigeants déclarent en majorité travailler pour maintenir leur activité (30% en France)… quitte à renoncer à ses vacances pour plus d’un 1 dirigeant français sur 2, ce qui est nouveau dans le baromètre. Cela ne les empêche pas d’assumer leur choix puisque 9 dirigeants français sur 10 s’estiment épanouis, voire très épanouis, dans leur travail !