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Mardi 13 Octobre 2009

Amex, une reprise hotelière sensible



Selon le dernier Business Travel Monitor Europe (BTME) d'American Express, dont la version anglaise a été publiée voici quelques jours, les tarifs aériens au départ de la France affichent une baisse sensible sur le 2ème trimestre 2009 mais restent homogènes, d’une année à l’autre. Amex publie aujourd'hui le résumé en français de cette analyse.



Si l’ensemble des classes tarifaires ont en effet subi une légère baisse au 2eme trimestre, la chute la plus significative touche les tarifs économiques les plus bas (-7%). Après une volatilité des tarifs constatée l’an passé, l’ensemble des tarifs ont en revanche retrouvé un niveau proche de celui du 2eme trimestre 2008, à l’exception du tarif Business qui lui, enregistre une différence notable d’une année à l’autre (- 15,4%).

Les voyageurs d'affaires ont pu néanmoins noter des écarts plus profonds avec les tarifs full Eco qui se sont envolés de 34,1% et les First, qui accusent une chute de 29,2 % d’un trimestre à l’autre. D’une année sur l’autre, les chiffres restent pourtant sensiblement les mêmes.

Les taxes sur les tarifs Full Eco ont enregistré, quant à elles, un recul de 19,8%, l’une des baisses les plus importantes pour cette classe de tout le baromètre. Des taxes qui représentent 2/3 (60,2%) du prix du billet de Classe Eco les plus bas et 22,1% des tarifs Full Eco … mais qui demeurent en dessous des moyennes européennes avec respectivement 67,3% et 31,9%.

Jean-Marc Dandurand, Directeur Conseil d’American Express Voyages d’Affaires ajoute : « Face à la crise que nous subissons, nous assistons à de nouveaux comportements d’achat : les politiques d'entreprise se sont durcies, les tarifs multipliés, les déclassements accentués avec un report sur la classe économique et une priorité donnée aux tarifs à contraintes. De ce fait, les tarifs Affaires ont subi une pression à la baisse, quand l’offre sur les tarifs économiques s’est, elle, fortement élargie. Dans cette jungle tarifaire, certaines compagnies ont été amenées à lancer de nouvelles classes pour s’adapter aux nouveaux comportements des entreprises : la demande évolue.
Ainsi, plus que jamais, les budgets déplacements, qui représentent un véritable investissement pour les entreprises sont voués à être optimisés pour être rentabilisés. La demande des entreprises s‘oriente désormais vers des démarches plus structurées et notre rôle est de les accompagner avec une approche Conseil et Stratégie pour leur permettre de continuer de faire les voyages qui sont vitaux au succès de leur activité tout en réduisant leurs coûts ».

Des signes visibles de reprise dans l'industrie hôtelière européenne

Après plusieurs trimestres de baisse des tarifs, l'industrie hôtelière européenne affiche enfin des signes de reprise sur les tarifs quotidiens moyens (ADR), en augmentation dans 24 des 49 villes européennes suivies, dont bon nombre sont directement exposées à l'industrie pétrolière (notamment Moscou et Abu Dhabi).

Par ailleurs, Londres (aéroports de City et d'Heathrow) et Francfort ont connu un certain degré de reprise suite aux baisses du deuxième trimestre 2008, résultat de la spirale descendante de l'industrie financière.

Paris, quant à elle, n’enregistre pas de baisse significative de réservations du nombre de nuitées, du fait de la demande diversifiée (à la fois loisirs et affaires) et d’une offre tarifaire qui a su s’adapter à la crise. Tout comme Lyon, qui a manifestement su tirer son épingle du jeu, grâce à sa situation géographique et son pôle économique important.

Situation particulière pour certaines parties de l'Allemagne fortement empreintes de l'industrie de la fabrication (Düsseldorf, Stuttgart, Munich et Cologne) où les tarifs ont toutefois continué à baisser ainsi qu'en Espagne où la récession économique touche encore lourdement l'activité commerciale et le voyage, à Madrid et à Barcelone. Mais pour la plupart des villes continuant à présenter une baisse, le taux de réduction semble se ralentir par rapport au premier trimestre.

« À notre avis, le début de la reprise du secteur hôtelier est le résultat direct de la réponse proactive de cette industrie qui vise à équilibrer l'offre et la demande. De nombreuses chaînes hôtelières ont par exemple fermé des étages ou des hôtels marginalement profitables et reporté leurs programmes de construction de neuf ainsi que des ouvertures. En parallèle, les PVE ont évolué : beaucoup d’entreprises ont opté pour un déclassement vers du 3 ou 2 étoiles – qui du coup, souffre moins de la crise ; d’autres sociétés comme l’industrie du luxe par exemple, ont maintenu leur choix de 4 * pour des raisons de positionnement, nécessaire à leur activité » commente Jean-Marc Dandurand, Directeur Conseil d’American Express Voyages d’Affaires.

Et de conclure : « Dans l'ensemble, au troisième trimestre, nous prévoyons la poursuite du ralentissement des réductions de tarifs hôteliers et certaines augmentations sont attendues au quatrième trimestre. L’hôtellerie reste un marché porteur, qui s’adapte lui aussi à la demande : progressivement les LRA (Last Rate Available) tendent à disparaître pour s’orienter vers un prix de la nuitée qui inclut les services additionnels tels que l’accès internet ou les parkings.