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Dimanche 25 Septembre 2011

Ariane, un outil qui laisse sceptiques les professionnels du voyage d'affaires



Afin d’améliorer son dispositif de réponse aux situations de crise, nous vous avions annoncé en juin dernier la naissance d'Ariane. Aujourd'hui, étudié "grandeur nature" par les entreprises, le service proposé par le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères et européennes ne semble pas convaincre les acheteurs ou les chargés de voyage, qui préfèrent accorder leur confiance aux sociétés spécialisées sur la sécurité des voyageurs.



Ariane, un outil qui laisse sceptiques les professionnels du voyage d'affaires
Le service Ariane permet de recenser, en situation de crise, les Français déclarés présents dans la zone touchée et d' informer les ressortissants en les appelant directement ou par voie de message court (SMS)...A condition que les réseaux mobiles soient en état de marche. Bon point du système, il permet de contacter la personne désignée par l’utilisateur comme référente en France à prévenir en cas d’urgence, afin de donner, d’obtenir ou de recouper les informations relatives au voyageur.

Les données enregistrées pourront être exploitées, en cas de crise uniquement, par le Centre de crise et par les ambassades, afin de contacter les utilisateurs dans l'hypothèse où des opérations de secours seraient organisées. Si le principe est bon, son utilisation apparaît plus limitée car elle se limite à une simple information liée à la présence d'un voyageur dans le pays concerné par la crise. Une présence qui ne déclenchera pas forcément des opérations de rapatriement ou d'assistance. L'outil n'a donc qu'une fonction de "mesure des français sur place" et non d'une assistance dédiée comme le feraient les TMC, les organismes spécialisées voire les entreprises elles même.



1.Posté par Filhoulaud le 26/09/2011 11:57
peut-être n'est-ce effectivement pas au gouvernement de se substituer aux assureurs et autres opérateurs touristiques ? Peut-être est-ce déjà bien qu'il informe et prévienne ?

2.Posté par Travel Manager le 26/09/2011 14:59
Je ne partage absolument pas cette opinion qui mélange plusieurs choses qui n'ont rien à voir entre elles : les notions de traçabilité, d'assurance et d'assistance. A moins de greffer une puce GPS dans le bras de chaque voyageur, on imagine assez mal comment lui apporter assistance sans un minimum d'efforts de sa part comme par exemple celui de se déclarer avant ou pendant un voyage et de communiquer un ou plusieurs points de contact.
Et si les téléphones mobiles ne fonctionnent pas, il y a de fortes chances à parier que la société d'assistance ne parviendra pas non plus à le contacter par ce moyen ;-). Dans un tel cas, tous les leviers disponibles pourront être activés : Ariane et la précision des informations fournies à l'inscription (beaucoup sont facultatives !) seront très utiles. Pour en avoir discuté avec plusieurs acteurs publics ou privés de l'assistance, heureusement qu'ils ne limitent pas leurs interventions à la couleur de la carte bancaire des voyageurs : dès lors qu'il s'agit d'exfiltrer des ressortissants français d'une zone de danger, les évacuations se font en priorité pour les personnes identifiées et qui se sont enregistrées, sans distinction du moyen utilisé, qu'il soit gouvernemental ou privé... toutes les ressources sont mises en commun pour une efficacité maximum.
Lors de la conférence d'IFTM Top Resa, le Ministre puis le Directeur du Centre de Crise (Quai d'Orsay) l'on bien rappelé : l'Etat Français ne peut pas faire de distinction entre les différentes catégories de ses ressortissants.
A l'image de "l'enthousiasme" exprimé par G Colson, Président du SNAV, à cette occasion, nous, Travel Managers, avons la responsabilité de promouvoir ce service et de faire en sorte qu'il devienne un réflexe pour nos voyageurs d'affaires.

3.Posté par Loic le 26/09/2011 15:44
Je ne partage pas votre vision. Soutenir pour soutenir ne sert à rien. Seule la finalité compte. Je préfère savoir où se trouve mon voyageur plutôt que de penser que le Ministère, lui, le sait. S'il est en danger dans un pays touché par des événements politiques ou climatiques, là je sais que l'aide de mon gouvernement peut-être (éventuellement) utile... Et encore ! Le volcan islandais est dans toutes les mémoires. Ce n'est pas le Ministère qui a répondu avec rapidité mais ma TMC (Amex en l’occurrence). Je crois sincèrement que l'état se déchargera toujours sur le dos des entreprises pour des aléas non politiques voire des conflits "connus".
Et encore... on a vu il y a peu que dans le cas de certaines prises d'otages des reproches précis avaient été formulés aux entreprises accusées alors de ne pas protéger leur personnel. Je crains que tout cela ne soit que de la simple gesticulation politique.
On verra vite à l'usage.
Loic

4.Posté par Paul le 26/09/2011 16:33
Bonsoir
Je pense comme Loic qu'il est préférable d'apprendre à nos voyageurs à utiliser nos outils internes (SBT, programmes dédiés sur les voyages à risque...) avant que d'aller les inviter à s'inscrire sur ce site qui m'apparaît certes comme complémentaire à ce que nous faisons mais loin d'être une obligation pour nos voyageurs d'affaires. Tout cela est bon pour le "touriste" qui achète sur le net sans informer ses amis ou parents. Nous avons nous l'obligation d'être vigilants sur les déplacements de nos collaborateurs. C'est sur cet aspect du déplacement que doivent porter nos efforts.

Paul Regaint

5.Posté par Alain le 02/10/2011 18:39
Bonjour
Je pense que Travel Manager fait allusion aux annonces faites par l'AFTM. L'association s'est enthousiasmée pour ce projet dont j'ai du mal à comprendre les contours définitifs pour le voyage d'affaires. Mais je respecte toutes les opinions même si je ne demanderais jamais à mes voyageurs d'utiliser Ariane, un mauvais pis-aller à l'information sécuritaire.

Alain