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Assistantes voyages, un poids de plus en plus important dans les entreprises


L'évolution confirmée des travel managers vers les fonctions "achat", voire RH pour certains, a des effets collatéraux bénéfiques pour toute une partie de la population d'entreprise : les assistantes. Véritables tour de contrôle des sociétés, quelle que soit leur taille, elles sont devenues au fil des ans les relais incontournables du voyage d'affaires. Voilà qu'aujourd'hui, étape supplémentaire, elles participent à l'élaboration et à l'explication des politiques voyages.



Négocier un prix reste souvent du domaine de l'acheteur... Mais le best buy engagé ces deux dernières années bouscule les habitudes. Traquer le meilleur prix en dehors du SBT ou, en fonction de la destination ou des dates disponibles, est loin d'être une mission simple. Faire coller le calendrier aux besoins du voyageur, confirmer ses rendez vous et l'aider à établir ses dossiers, l'assistante connaît bien. "Nous sommes plus que de simples collaboratrices", souligne Claude qui travaille chez un spécialiste de la maintenance informatique, " Nous sommes les nounous que les travel managers ou les acheteurs ne peuvent pas être. Nous sommes imprégnées de la politique voyages, des astuces diverses et variées, de la liste des restaurants à fréquenter sur place... Et des déboires que traversent nos voyageurs. De l'avion manqué au dernier train déjà parti". Il y a quelques années, les formations spécialisées s'efforçaient de les instruire aux secrets de Word ou Excel. Foutaise. Aujourd'hui, elles vont plus loin. L'exemple du voyage est révélateur.

Mais au delà de ce constat, il faut bien remarquer que le voyage ne se limite pas à une combinaison de touches. Il faut de l'intuition, de la finesse dans les recherches et un sens aigu de l'organisation. Bien des voyageurs ne le possèdent pas. Les assistantes, si ! La plupart d'entre elles sont nourries toute l'année au biberon de l'ordre et de la rigueur. Autre bonne nouvelle, loin de toute fausse déontologie éculée qui fait de l'acheteur ou du TM un handicapé du voyage, faute de pouvoir accepter de tester un fournisseur au risque de se voir traiter de vendu, l'assistante, elle, dégagée de toutes considérations financières et détachée de la négociation finale, peut aller découvrir un avion, tester un siège ou visiter un hôtel sans être taxée de profiteuse. Et si les assistantes connaissaient mieux que les acheteurs "voyages" le produit final ? Ne souriez pas, on n'en est pas loin.

Hélène Retout

Jeudi 19 Septembre 2013


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