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Au Bourget, qui gagne le match ?


Une exposition de l’ampleur du salon du Bourget donne lieu à une confrontation indirecte des deux principaux constructeurs mondiaux, Airbus et Boeing, bilans chiffrés à l’appui. Alors, qui a gagné le match ? Réponse : les deux, mon général !



Tous les spécialistes s’attendaient à un feu d’artifice de contrats. Les deux premiers jours ont confirmé mais ensuite il faut bien le reconnaître, les fusées rouge ou verte se sont montrées moins nombreuses ! Ce qui ne veut pas dire que c’était un mauvais salon, loin de là. Mais les échanges étaient plus feutrés, « back-stage » pourrait-on dire.

Côté bilan donc, Boeing l’a emporté pour les commandes fermes, enregistrées à 145 commandes fermes au dernier pointage pour une valeur (prix affiché) de 18,6 milliards de dollars, contre 124 commandes fermes et une facture totale de 16,3 milliards de dollars (tout de même !) pour Airbus.

Mais le constructeur européen tient sa riposte en présentant dans son bilan les options et intentions d’achat qui, la plupart du temps, se concrétisent. Et là, Airbus est devant – largement – avec 421 ventes ou promesses de vente (57 milliards de dollars) contre 331 avions (et 50,2 milliards de dollars) pour le constructeur américain.

Dans tous les cas, on pourra remarquer que c’est le transport aérien qui se porte bien. S’il achète, c’est qu’il a la certitude (ou les loueurs d’avions qui les placent en leasing, gros acheteurs) que l’avenir est souriant. Les chiffres publiés avant même le salon pour les perspectives d’avenir ne peuvent d’ailleurs que conforter cet optimisme, et on peut penser que le voyage d’affaires participe largement à ces perspectives.

Quand à voir dans cet « affrontement » une concurrence Amérique-Europe, ce serait carrément là un contre-sens. Au dernier pointage en 2013, l’industrie française réalisait un chiffre d’affaires annuel de quatre milliards et demi de dollars grâce à Boeing, avec 3,25 milliards en facturation directe et 1,25 milliard grâce à la fourniture de rechanges. Les français Snecma, Thalès, Zodiac Aerospace mais aussi Messier-Bugatti-Dowty, Labinal, Aubert & Duval, Daher Socata, Michelin,… travaillent pour Boeing. Et l’inverse est vrai ! Autrement dit, le match profite aux économies américaines ET Européenne, ce qui est bon pour tout le monde…