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Branlebas de combat pour nos voyageurs bloqués




Depuis vendredi, c’est le branlebas général : les Travel Managers et chargés de voyage, les compagnies aériennes, les compagnies de train, d’autocar, de taxis ou de voitures de location sont sur le pont pour acheminer les collaborateurs des entreprises ou les rapatrier. Une situation jamais vue depuis la seconde guerre mondiale… et un début de polémique.

Le jour même de départs en vacances très attendus, cet arrêt brutal du transport aérien ne pouvait pas tomber plus mal. Les voyageurs d’affaires se mêlent aux familles chargées de valises pour tenter de rentrer (les britanniques), de partir (les Français), et au moment même ou l’activité économique commençait à repartir, ce blocage met un coup d’arrêt brutal au frémissement. Il va laisser des traces sur le plan financier, pour les compagnies qui doivent assurer l’entretien des passagers en transit, pour les entreprises elles mêmes soumises à des dépenses supplémentaires pour rapatrier coûte que coûte, c’est le cas de le dire, des collaborateurs indispensable. Sans compter les frais de séjour de ceux qui sont restés bloqués dans des endroits dont on ne peut pas les extraire.
Encore 24h à tenir, peut-on penser, si la consigne est levée au Nord de la Loire demain mardi. Mais ce n’est pas gagné, et un début de polémique apparaît : le principe de précaution n’est –il pas un peu large, au point de bloquer ainsi des millions de passagers ? C’est ce que tendent à prouver les compagnies KLM, Air France et Lufthansa qui, les unes après les autres, ont lancé des vols tests. C’est aussi ce qu’affirme plus clairement l’AEA, l’Association qui regroupe 36 compagnies européennes, renforcée par la même association des aéroports européens, qui demandent ensemble la réévaluation des mesures prises et propose des plans de vol, même restreints, pour voler à basse altitude et désengorger la circulation. Une vidéo-conférence des Ministres des transports devrait avoir lieu dans les prochaines heures. Souhaitons qu’elle puisse aboutir à un plan concerté, pour limiter la galère. Car pendant ce temps, le volcan islandais continue de cracher ses cendres… Et selon la météo, la situation ne nous est guère favorable.

Hélène Retout

Lundi 19 Avril 2010


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