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Lundi 14 Août 2017

California : business first !



Ne vous fiez pas au "babacoolisme ambiant" et apparent de la Californie. Si elle est restée en mode zen au quotidien, elle a su s'adapter à la mondialisation : ici on fait la fête mais on travaille, et beaucoup ! Rester le soir au bureau pour une "brain pizza" est fréquent et il n'est pas rare dans les universités comme Stanford de passer une "soirée conférence" avec les patrons des start-up en vogue. Bref, derrière une évidente douceur de vie, on sait parler business et plutôt bien.



Comme pour une bonne partie de l'Ouest américain, la réputation des européens en Californie tient plus de la caricature que de la réalité. Ils aiment plaisanter sur notre sens des vacances et nos semaines de deux jours ! Et d'ajouter pour nous faire râler que, pendant que les Anglais ou les Allemands travaillent... les Français font du vin. Primaire, me direz vous. Sans doute, mais ne vous y fiez pas. Ici on apprécie notre savoir vivre, nos compétences en matière gastronomique mais également notre savoir faire en matière de création graphique ou de conception numérique. Il n'est pas rare de croiser des Français patrons de projet dans l'univers du numérique, principalement du jeu.

Mais au delà, les californiens reconnaissent notre combativité en matière de business. "Pour eux, nous sommes devenus des interlocuteurs crédibles", remarque Jamie Chow, un jeune franco-vietnamien qui vient d'ouvrir plusieurs boulangeries françaises entre San Mateo et Palo Alto, "Ils nous disent souvent que nous avons la rigueur que les Mexicains ou les Italiens n'ont plus. Mais au delà, ce sont les qualités individuelles qui sont les plus importantes, pas les généralités ethniques". Même son de cloche à la Chambre de Commerce Franco Californienne pour laquelle c'est surtout dans la préparation de nos déplacements que nous pêchons.

Principal reproche, notre absence de connaissances du marché américain. Non pas dans les grandes lignes mais dans le détail le plus fin. En Californie, surtout dans les nouvelles technologies où l'on voit fleurir des dizaines de projet, on apprécie qu'un dossier soit riche et complet. "On ne parle pas autour d'une idée en l'air", souligne Jamie, "On veut du concret et inutile de plaider le secret". Et de rappeler la phrase de Steve Job, "Si vous avez vraiment une bonne idée, personne ne vous la volera car vous seul serez capable de la porter jusqu'au bout". Tout est dit.

Vue globale de la Silicon Valley
Vue globale de la Silicon Valley

S'organiser pour réussir

Pour beaucoup de Californiens de la région de San Francisco, la journée s'articule autour des bouchons routiers du matin. Entre 7h30 et 9 heures et entre 17h30 et 19h, la 101 (dites la one o one) est bouchée. Cette situation explique que l'on peut vous donner un rendez-vous à 7 heures ou à 19h30. D'autres préfèrent recevoir leurs interlocuteurs après 10 heures. Bref, ne soyez pas surpris de ces horaires de travail à l'amplitude assez forte.

Au risque de le répéter, pensez à construire un dossier solide. "Toute l'intelligence réside dans la maîtrise mesurée de ce qu'il faut réellement dire. Pas assez et c'est le flop. Trop et c'est le pillage possible", explique Claude Boutboul, conseiller français dans un cabinet d'avocat de SF. "N'oubliez jamais qu'ici tout va très vite. On ne perd pas de temps. Si vous n'avez pas finalisé votre offre, ils vous laisseront peu de temps pour le faire. On parle d'argent dès la première rencontre, de contrats à la seconde et de production concrète à la troisième". Si le rythme est trop rapide ! Tant pis pour vous. Enfin, n'oubliez jamais qu'il y a une forte population d'origine asiatique qui a su garder ses traditions. C'est important à savoir pour ne pas commettre d'impairs. Ici aussi, les cartes de visite se présentent à deux mains !

S'installer en Californie

N'oubliez pas qu'il est strictement interdit de travailler en Californie, et plus généralement aux Etats-Unis, sans en avoir obtenu au préalable l’autorisation, difficile à obtenir en règle générale. Dans tous les cas, il est nécessaire de trouver un employeur prêt à effectuer les démarches auprès de l’immigration. Il existe un salaire horaire minimum qui est actuellement en Californie de $6.75 de l’heure. De manière générale, les salaires sont supérieurs à ceux qui ont cours en France mais les disparités sont aussi plus importantes. Par exemple une secrétaire peut gagner entre $8 et $10 de l’heure (soit entre $16 000 et $20 000 annuels) alors qu’un jeune diplômé titulaire d’un MBA à UCLA peut gagner entre $60 000 et $100 000 par an.

Marcel Lévy

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