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Contrôle aérien : le ministre prend le parti des syndicats


La grève du contrôle aérien débutée mardi 11 juin se poursuivra ce mercredi 12 mais n’ira pas plus loin. Le principal syndicat des contrôleurs renonce à son mouvement jeudi, après des déclarations du ministre des transports Frédéric Cuvillier.



Contrôle aérien : le ministre prend le parti des syndicats
La DGAC maintient pour ce mercredi la suppression de 50% des vols afin d’alléger le travail des contrôleurs aériens requis pour pallier à la grève de la plupart des contrôleurs. Ces restrictions concerne les aéroports de Roissy - Charles de Gaulle, Orly, Beauvais, Lyon, Nice, Marseille, Toulouse et Bordeaux. Les voyageurs doivent de se tourner vers leur compagnie pour savoir si leur vol est maintenu. Le mouvement devrait se faire ressentir encore jeudi mais par simple effet secondaire, tous les appareils n’ayant pas repris leurs positions pour assurer un programme de vols tout à fait normal. Le Syndicat National du Contrôle du Trafic Aérien a finalement décidé de ne pas poursuivre son action jeudi 13 juin après que le ministre Français des transports eût annoncé soutenir de fait sa position. «Avec mon homologue allemand, Peter Ramsauer, nous avons remis un mémorandum au commissaire (Siim) Kallas pour lui demander de surseoir à ce type de libéralisation», a déclaré le ministre sur RTL.

Une réforme sur la réforme
En plus du SNCTA, le mouvement est suivi ce jeudi par les syndicats CGT, CFDT, Unsa et FO représentant les contrôleurs aériens de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) car la proposition de modification du règlement ciel unique, dit «ciel unique 2+», initiée par la Commission européenne, semble largement prématurée. Le projet de la Commission européenne conduit à éclater les fonctions qui sont assurées en France par la Direction générale de l'aviation civile (fonctions de régulation, de surveillance et de prestations de service navigation aérienne) et à mettre en concurrence les fonctions support du contrôle aérien. Mais une autre réforme datant de 2009 est en cours d’application et, d’après le ministre Cuvillier, «n'a pas encore porté tous ses fruits en terme d'efficacité du système pour les usagers». Manifestement le ministre est d'accord avec les techniciens du sujet.