Deplacements Pros, le quotidien du business travel, du voyage d'affaires et des déplacements professionnels
Accueil
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte


Des boites noires éjectables ou reliées par satellite aux compagnies


Les récents accidents d’avions qui se sont produits en Asie ou en Ukraine posent le problème de la récupération des boîtes noires, véritable mémoire du vol qui enregistrent à la fois les données techniques mais également les conversations dans le cockpit. Airbus développe actuellement deux nouvelles techniques pour équiper ses A350 et A380.



Pour Airbus, l’avenir pourrait être dans la transmission par satellite des données de vol, ainsi que des enregistrements sonores, au centre opérationnel des compagnies aériennes. Le système reposerait sur un boîtier scellé, impossible à ouvrir par les compagnies elles-mêmes, et qui récupérait toutes les datas liées au vol en cours. Des données qui seraient conservées entre deux et huit semaines puis archivées. Airbus, qui a fait cette annonce dans le cadre du lancement de l’A350 à Doha au Qatar, affirme que le système pourrait être prêt d’ici 5 à 10 ans.  La vraie problématique ne réside pas dans l’acquisition et la transmission mais dans la sécurisation de l’ensemble entre l’appareil en vol et le sol.

En attendant, Airbus travaille à l’équipement prochain de ses A350 et A380 de boîtes noires éjectables et flottantes. L’Agence européenne de la sécurité aérienne, qui a donné son accord pour envisager ces modifications, attend désormais les propositions de l’avionneur pour la mise à jour de la certification des appareils qui en seront équipés. Airbus proposera un équipement sécurisé doté d’airbag permettant aux boîtes noires de flotter à la surface de l’eau. La modification de la dérive de l’avion, indispensable pour l’intégration de ces nouvelles boîtes noires a déjà commencé.

Boeing n’a pas souhaité communiquer sur les différents travaux qu’elle mène sur le sujet. On sait seulement que l’avionneur américain voudrait proposer un mixte des deux solutions avant 2020. Une nouvelle bataille des airs s’engage désormais autour de la sécurité et de la gestion des accidents.