Deplacements Pros, le quotidien du business travel, du voyage d'affaires et des déplacements professionnels


Des dessous chics en cas de choc




L'étude est très sérieuse et révèle indirectement les inquiétudes qui animent celles et ceux qui voyagent régulièrement. Publiée il y a deux semaines dans le Los Angeles Times, l'enquête menée par deux chercheurs de l'université de Californie (UCLA), a voulu mesurer les différentes peurs qui accompagnent les voyageurs. Bien sûr, il y a la traditionnelle crainte de l'avion qui a été volontairement écarté, les chercheurs ne retenant que les angoisses liées à d’éventuels problèmes rencontrés pendant les déplacements professionnels.

Comme on peut aisément l’imaginer, rater son avion reste encore une angoisse forte. Surtout à une période où les billets, non remboursables, non modifiables ou non échangeables ne permettent pas forcément de trouver un vol de substitution dans les heures qui suivent. Ils sont 87 % à penser que c’est la tuile majeure entre deux rendez-vous ou au moment de rentrer chez soi.
Autre angoisse forte : la perte ou le vol de tous ses moyens de paiement. Ils sont 81 % à le craindre même si beaucoup pensent qu’il est désormais possible, grâce aux communications, de se sortir de cette situation. Reste que 48 % des personnes concernées imaginent que sans téléphone mobile, l’exercice devient plus difficile, voire quasi impossible. Autant dire que le vol d’un portefeuille et du portable en même temps est redouté par nos voyageurs.
L’une des craintes plus discrètes, souvent manifestées par les femmes, c’est l’accident corporel. Elles sont 68% à choisir des dessous impeccables au cas où elles devraient être transportées à l’hôpital. Pour autant, les hommes ne sont pas en reste. 58 % craignent les chaussettes trouées voire des dessous un peu trop vieillots ou dépassés. Dans un commentaire, le professeur Larry Smith, qui a piloté l’étude constate que «l’apparence reste un souci permanent de toutes les personnes questionnées. Perdre une valise, ne pas pouvoir se laver ou se changer, sont des craintes importantes mais souvent discrètes. Nos témoins n’aiment pas trop en parler même si tous reconnaissent que c’est un sujet qui les préoccupe ». Et de préciser que «les craintes mesurées dans l’étude ressurgissent systématiquement pendant un voyage, même si personne n’en parle à voix haute». Et chacun continue de choisir soigneusement ses sous-vêtements avant de partir.

Hélène Retout

Dimanche 21 Mars 2010


Notez