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Des lacunes encore une fois pointées du doigt dans le dossier CDG Express


Le CDG Express devrait normalement permettre de relier Paris à Roissy en une vingtaine de minute à l'horizon 2023, mais des réserves persistes sur ce dossier. Après l’Arafer (l’Autorité de Régulations des activités ferroviaires et routières), c'est l'Autorité environnementale (CGEDD) qui pointe des lacunes dans le projet.



Début avril, l’Autorité environnementale (Ae) a étudié le dossier du CDG Express. L'organisation, appelée à donner un avis consultatif sur les projets d'infrastructures, pointe du doigt que l’étude d’impact fournie était celle présentée lors de l’enquête publique conduite en 2007. Elle explique "Hormis le fait qu'elle ne tient pas compte des évolutions significatives qui ont eu lieu depuis tant au niveau de la réglementation que de l’environnement du projet, elle ne décrit pas suffisamment ce dernier et les travaux prévus". Ainsi ne disposant pas des éléments demandés par la réglementation, l'Ae n'a formulé aucune recommandation. Elle a aussi émis une critique sur les éléments du dossier. Pour elle, ils sont, "en l’état, insuffisants pour donner tout son sens à l'enquête publique, ce qui devrait conduire le maître d’ouvrage à revoir en profondeur les analyses fournies – ou à les fournir, quand elles n’existent pas".

L'Autorité environnementale n'est pas la première à émettre des réserves sur ce dossier. En février, l’ARAFER se questionnait également sur l’endettement de la SNCF et le montage financier de ce projet.

Le Scara qui a plusieurs fois déploré les choix faits dans ce dossier estime que "Ces études permettent d'éclairer le débat sur la mise en œuvre d'un projet onéreux qui ne présente pas de garanties de fiabilité de service et s'inscrit dans une seule logique financière en mettant les compagnies aériennes à contribution, au détriment de l'amélioration du confort des passagers voyageant « de » et « vers » l'aéroport de Roissy-CDG à un coût raisonnable et au standard international». L’association aérienne réitère ainsi sa demande d'être associée aux débats sur ce projet "afin d'assurer le transport des passagers des compagnies aériennes dans les meilleures conditions et au meilleur prix, sans qu'il en coûte aux compagnies aériennes". Elle prône en particulier l'utilisation de la future ligne 17.