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En Wallonie, les aéroports pourraient voler de leurs propres ailes


La Wallonie se penche en ce moment sur l’avenir des ses aéroports. André Antoine, ministre wallon en charge de la politique aéroportuaire, a présenté à L'Écho et au Soir, la stratégie qu’il préconise pour les installations de Liège et Charleroi : un «phasing out» des interventions de la Région. Le Parlement débattait du sujet le 24 avril tandis que le Gouvernement devrait se prononcer sur la question ce 25 avril 2012.



En Wallonie, les aéroports pourraient voler de leurs propres ailes
Le ministre wallon André Antoine en charge de la politique aéroportuaire souhaite que «Les aéroports volent de leurs propres ailes». En d’autres termes, il veut que la Région wallonne diminue progressivement ses financements dans les plates-formes de Liège et Charleroi, soit une enveloppe d’environ 60 millions d’euros par an utilisée pour les dépenses du poste sécurité, incendie et la couverture des investissements. «J'ai de nouvelles ambitions de croissance pour les aéroports et j'estime que c'est aux partenaires privés de prendre le relais pour les investissements à venir» a-t-il confie au journal Le Soir. Par le biais de la Sowaer (Société wallonne des aéroports), la Région a «supporté le plan d'investissement 2001-2010 pour Liège (281 millions d'euros) et Charleroi (219 millions). Plus les rachats et isolation de maisons : 307 millions à Liège, 53 millions à Charleroi». En se basant sur l’étude du secteur aérien régional du cabinet PriceWaterhouseCoopers qui avait entre autres préconisé une fusion entre les deux aéroports, le ministre est confiant dans la capacité des gestionnaires Liège Airport et du BSCA qui distribuent maintenant des dividendes, de pouvoir supporter les futurs investissements sur leur tarmac respectif. Néanmoins ce désengagement ne sera pas total. Il a précisé «On utilisera toujours la Sowaer comme véhicule pour réaliser ces investissements, parce qu'elle dispose de capacités d'emprunt plus économiques et c'est la Sowaer qui déterminera la stratégie aéroportuaire globale. Pour le reste, que les aéroports se débrouillent».