Il est vrai que, pour l’heure, il ne s’agit que de supputations, le plus souvent reprises par la presse économique internationale. Mais il n’y a pas de fumée sans feu. Emirates, dont une partie du capitale serait aujourd’hui détenue par les banques d’Abu Dhabi après la crise économique de 2009, a toujours confié aux analystes que seule une situation exceptionnelle serait de nature à lui faire rejoindre une alliance. En précisant que «Rien ne nous empêchera de nous porter acquéreur d’une compagnie complémentaire ou utile à notre développement». De fait, il est complexe d’analyser le pourquoi et le comment de ces mécanismes de rapprochement. Ni Qatar Airways, ni Etihad ni même Emirates n’ont réellement besoin du savoir-faire européen ou américain pour se développer. Leurs charges sont inférieures à celles de compagnies internationales et les avantages tarifaires des aéroports locaux utilisés ne sont pas suffisants pour tout expliquer. Alors quel intérêt de se rapprocher de British ou d’Air France ? La complémentarité du réseau ? Peut-être. L‘image ? Certainement. Car si celle des compagnies du Golfe est forte, la notoriété apportée par des compagnies «historiques» l’est plus encore. Et c’est cette notoriété internationale qui manque encore aux jeunes compagnies. Mais pourront-elles alors éviter la crise que traversent les majors actuellement ? Oui disent les experts, à condition de mener le jeu et d’en être un acteur fort. D’où ces possibles rapprochements. Le seul risque réel est qu’une fois en place, les prévisions tarifaires se fassent au détriment du client. C’est tout l’enjeu des « alliances » à venir.
Hélène Retout
Hélène Retout

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Etihad et Air France ou Qatar et British Airways ?

































En tant que voyageur d'affaires, j'affirme que les hôtesses de l'air sont de moins en moins mignonnes