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Lundi 9 Janvier 2012

Eurotunnel vient bousculer la SNCF sur le dossier SeaFrance



Alors que tout le monde pariait sur la liquidation de SeaFrance à Calais voilà qu'Eurotunnel veut se porter acquéreur de 3 bateaux et aider la Scop à structurer son projet de reprise.



Eurotunnel vient bousculer la SNCF sur le dossier SeaFrance
C'est ce lundi 9 janvier que le Tribunal de Commerce doit se prononcer sur la reprise de SeaFrance par une Société coopérative ouvrière de production (Scop), portée par les syndicats. Thierry Mariani, le Ministre des transport, a jugé en fin de semaine ce projet de Scop "peu lisible". A contrario et dans une Interview donnée à Libération, Jacques Gounon, PDG du Groupe Eurotunnel depuis 2005 "le projet de la Scop est viable est bien structuré". Il veut «Faire en sorte qu’il n’y ait pas de drame social à Calais». L'exploitant du tunnel sous la Manche Eurotunnel va soutenir le projet de sauvetage de SeaFrance par ses employés en se portant acquéreur des navires de la compagnie de ferries transmanche, c'est ce qu'il annonce lundi dans un entretien à Libération. Eurotunnel est «candidat pour être majoritaire, quelque part entre 51% et 100%, dans une structure de portage qui reprendrait les navires de SeaFrance pour, ensuite, les mettre à la disposition de la Scop (société coopérative ouvrière de production), qui serait l'opérateur de la compagnie», déclare son PDG Jacques Gounon au quotidien. Pour les spécialistes du transport, Eurotunnel aurait du mal à financer cette idée en raison d'une forte pression des petits actionnaires déjà refroidis par les baisses de l'action du groupe et les rumeurs persistantes de malversations autour de la gestion de SeaFrance.
De son côté la SNCF a confirmé sa proposition de réintégrer du personnel de sa filiale, en liquidation depuis fin novembre. Il reste en embuscade un autre projet, celui de LDA (Louis Dreyfus Armateur) qui avait fait une proposition fin novembre. L'armateur serait près à reprendre une partie de l'activité trans-Manche sans toutefois souhaiter reprendre la société elle-même, et ses dettes.