Vendredi 21 Novembre 2014

Francfort, très fort


Contrairement à ce qu’on imagine trop souvent, la capitale économique de l’Allemagne ne manque pas de charme. Loin s’en faut. Au-delà de ses façades vitrées et ses rendez-vous pressés, elle réserve de jolis recoins qui invitent à tourner la page et à considérer que les urgences patienteront bien jusqu’à demain.



iStock Richard Laurence
iStock Richard Laurence
C’est paradoxal. Francfort-sur-le-Main (ne pas confondre avec sa très charmante homonyme qui est sur-l’Oder) est une miniature. Moins de 700 000 habitants au centre, une misère. Voilà qui tranche avec son poids -il est phénoménal- dans l’économie allemande et, plus avant, européenne. La ville de Goethe, Guttemberg, de la branche allemande des Rothschild, de Daniel Cohn-Bendit, d’Anne Frank, d’Henri Nestlé… est devenue la deuxième place financière (après Londres) en Europe, celle des noms qui brillent à la cote du DAX 30. On dit qu’elle est « La cité des banques », par référence aux 4 982 établissements financiers qui s’y sont installés. L’affirmation est, quoi qu’il arrive, justifiée, puisque le siège de la Banque centrale européenne (BCE) est à Francfort. Accessoirement, c’est aussi la ville des grands salons, celui du livre comme celui de l’automobile. Noter encore qu’ici, nombre d’entreprises françaises ont pignon sur rue, de Michelin à la BNP, de Christofle à Gervais Danone…
 

iStock Arpad Benedek
iStock Arpad Benedek
A faire, à ne pas faire…
* On est en Allemagne, alors évidemment, on ne la joue pas ami-ami. Mais définitivement à distance et business d’abord.
* Du coup, ponctualité obligatoire aux rendez-vous (surtout que nous Français, avons la réputation d’être fâchés avec nos montres, ce que la Germanie déteste souverainement), style direct et droit vivement apprécié, bla-bla pour faire joli dans la conversation, fermement critiqué (encore une réputation qu’ont les Français).
* Pour ce qui est du vêtement, chic français avec cravate, ou tailleur. Le mode anglo-saxon, très en cours dans les bureaux de Francfort (veste tombée, friday wear) est à manier avec précaution.
* La preuve : vouvoiement de rigueur. On donne du Monsieur et du Madame. L’usage du prénom révélerait un sérieux manque de savoir-vivre.
* Pendant les négociations ou les séances de travail, en Allemagne, faites comme les Allemands : concis, précis, factuel. La préparation des dossiers doit être claire aux yeux de tous. Et respectez le timing.
* Il n’est toutefois pas interdit de voir ses interlocuteurs à l’extérieur. Partager une choppe de bière ou un restaurant branché sera évidemment un « plus » relationnel. Optez alors pour une table française car les Allemands adorent notre gastronomie et notre art de vivre. Epatez-les un peu avec le choix du vin. Ou bien soyez classe : plats français avec vins allemands. Succès assuré.
* Au rayon conversation, rien n’interdit d’être (légèrement) flatteur. Les frères Schmacher, l’excellente Bundesliga de football, les limousines qui glissent sur l’asphalte sans être soumise à la limite de vitesse, Lili Marlène, Angela Merkel, Tokyo Hotel… offriront d’excellents sujets. C’est mieux que de parler du Bayern de Munich (l’ennemi) ou des souvenirs douloureux de notre histoire commune.
* Pour se déplacer, utiliser les transports en commun. Il est très bien vu ici de manifester une conscience verte.

iStock Mario Hornik
iStock Mario Hornik
Un sourire quand même dans cet océan de bilans et de costumes sombres : ce tempérament entrepreneurial lui vaut deux surnoms qui se passent d’explications, Mainhattan ou bien Bankfurt. Faites votre choix.
Mais derrière ce style tout de chiffres, de courbes et de pourcentages, la cinquième ville allemande cache une vraie simplicité. C’est celle d’une authentique ville d’histoire, avec plus de 1 200 ans de mémoire. On s’en rendra compte en flânant dans son quartier médiéval reconstruit à l’identique après la guerre (il avait été totalement rasé) et veillée depuis par les Verts qui froncent le sourcil à la première altération, par ses parcs (son périmètre intègre même une forêt !), par ses jardinets fleuris dès les premières douceurs du printemps et par ses ruelles piétonnes aux pavés d’un autre temps.
En tous cas, elle tient un argument à séduire n’importe quel Français de passage : son nom lui vient du mot Franconie qui désignait cette province dont Charlemagne décida qu’elle serait la perle de son empire… En jouant à saute-frontière, l’histoire crée parfois des liens plus solides que les traités d’amitié.

Par Marc La Vaissière

iStock Jeremy Edwards
iStock Jeremy Edwards
A voir si vous avez….

Une heure
Plongez, à pied s’il vous plaît, au cœur du quartier médiéval et laissez vous porter au gré des ruelles tortueuses bordées par de très jolies boutiques. Vos proches seront enchantés de cette brève escapade...

Une journée
Toujours direction le quartier médiéval. Autant prendre son temps et commencer par la visite de la cathédrale. Ensuite, pousser la porte de quelques galeries d’art et faire la pause dans un bistro de rencontre, histoire de regarder la vie qui défile. Dans l’après-midi, céder au sérieux d’un musée. S’il n’en faut qu’un, le choix se fera entre celui consacré à Goethe ou bien celui d’art moderne. Conclure avec une séance de shopping sur le Ziel, la grande avenue marchande. Faire suivre d’une soirée cirque-cabaret au Tigerpalast.

Un week-end
Sortir des bouquets de gratte-ciel et des ambiances aux néons pour aller prendre le grand air à Wisbaaden, la ville d’eau toute proche de Francfort. Vastes parcs dessinés pour le jogging ou la promenade, un casino réputé, un parcours de golf, et même des soins si nécessaires… Plusieurs hôtels de grand confort se chargent de faire oublier que lundi, c’est déjà demain.

iStock Ana Amorim
iStock Ana Amorim
Pratique

* Y aller. Lufthansa (www.lufthansa.com) et Air France (www.airfrance.fr) assurent plusieurs vols quotidiens entre grandes villes de France (Paris, Lyon, Nice, Toulouse) et Francfort. Compter 1 heure de vol. L’aéroport international est à une vingtaine de kilomètres du centre. Conter une bonne demi-heure en taxi et 30 €. Beaucoup plus simple : prendre le RER local (S-Bahn) dont la station est à l’intérieur de l’aérogare. Un train chaque 10 mn et 10 minutes de trajet jusqu’à la gare centrale, le tout, pour moins de 5 €. Plusieurs trains à grande vitesse (ICE) entre Paris et Francfort. Le voyage dure un peu moins de 4 heures.
* Formalités. Pas de contrôle à la frontière (Espace Schengen). Avoir quand même une pièce d’identité afin de satisfaire à la moindre demande.
* Argent. L’euro.
* Heure. France et Allemagne vivent à la même heure.
Se renseigner. www.allemagne-tourisme.com et www.frankfurt-am-main.de

Notre hôtel
Le Meridien Parkhotel, très bien situé, à proximité aussi bien des quartiers de bureau que de la vieille ville. (www.starwoodhotels.com). Ou l’Intercontinental, pour des raisons similaires. (http://frankfurt.intercontinental.com). Dans les deux cas, solide infrastructure business, excellente table et prestige d’une adresse de standing.

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