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Géos analyse l'ouverture des négociations de paix entre le gouvernement colombien et les FARC


C'est sans doute un premier pas vers une approche sécuritaire en Colombie ! Mais attention, la première phase de négociations directes entre le gouvernement colombien et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) qui se tiendra le 5 octobre à Oslo, en Norvège, ne réglera pas tous les problèmes dans un pays qui a fait du kidnapping une source de revenus non négligeable. Geos analyse les conséquences possibles de cette rencontre pour les déplacements professionnels.



Après une série de rencontres qui se sont conclues par la signature d’un accord préliminaire le 27 août à La Havane, le gouvernement de Juan Manuel Santos et les représentants de la guérilla marxiste entameront, la semaine prochaine, le premier round des négociations lors duquel les principaux sujets de désaccord devraient être abordés. Ainsi, le développement des zones rurales, la participation des rebelles au processus politique, la question du dépôt des armes, la potentielle réconciliation, le narcotrafic et, enfin, l’insécurité liée aux activités de la guérilla seront autant de thèmes discutés.

Le Président vénézuélien, Hugo Chávez, et le Président chilien, Sébastian Piñera, seront également présents pour tenter de rapprocher les positions des deux parties.
Le principal point d’achoppement (le refus d’un cessez-le-feu ou d’une trêve par le gouvernement) fait néanmoins craindre un arrêt prématuré des discussions et menace l’instauration d’une paix durable en Colombie. En effet, les affrontements entre guérilleros et forces de sécurité se poursuivent dans les zones rurales du pays.

Bien qu’aucune déclaration officielle n’ait été formulée par Bogota, les FARC ne devraient pas se voir attribuer une partie du territoire colombien, à l’instar de ce qui avait été observé lors du précédent processus de paix (1999-2000). En effet, le gouvernement d’Andres Pastrana avait alors accordé à la guérilla une zone démilitarisée située dans le sud du pays. Cette trêve, en permettant aux guérilleros de se coordonner et d’intensifier leurs attaques, avait précipité l’échec des pourparlers et accru la défiance de la population à l’égard du pouvoir central.
Le lancement du processus de paix constitue une victoire pour le gouvernement de Juan Manuel Santos, alors que son prédécesseur s’y opposait fermement, mais suscite des interrogations sur l’évolution de la situation sécuritaire en Colombie.

La réussite de cette initiative reste en effet soumise à la bonne volonté des guérilleros. Si les représentants du mouvement marxiste se disent déterminés à mettre fin au conflit, certains éléments pourraient refuser de déposer les armes ou directement s’inspirer de l’exemple du groupe paramilitaire des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC) et mener des activités de criminalité d’opportunité et de narcotrafic. En effet, en dépit de la démobilisation de plus de 45 000 combattants en 2006, la politique de réintégration sociale du gouvernement s’est heurtée à l’instabilité de l’environnement économique et au taux de chômage élevé. Les anciens membres de l’AUC ont ainsi, dans leur grande majorité, intégré des bandes criminelles (Bandes Criminelles Emergentes, BACRIM) et se livrent activement au narcotrafic dans les départements de Nariño (Sud-ouest) et de Valle del Cauca (Sud-ouest) – principales régions de production de la cocaïne – ainsi que dans les zones de transit de la marchandise illicite, concentrées au niveau de la frontière commune avec le Venezuela. Ces BACRIM sont actuellement considérées comme la principale menace sécuritaire en Colombie et sont également vectrices de violences dans certaines régions du Venezuela.

Une évolution similaire des FARC n’est pas improbable d’autant que l’idéologie marxiste originellement véhiculée par les guérilleros s’est érodée et n’occupe plus une place fondamentale dans la lutte armée. L’intégrité du groupe armé a été fragilisée par la perte d’éléments clés, tels qu’Alfonso Cano – leader de la guérilla (2008-2011) et principal idéologue du mouvement –, et par le recrutement de jeunes indigènes, qui n’épousent pas les mêmes aspirations politiques.

Une telle perspective provoquerait ainsi une hausse de la violence, notamment des enlèvements, une pratique largement usitée par la guérilla bien qu’elle y ait mis un terme au mois d’avril, et du narcotrafic. Ce dernier risque apparaît renforcé par la coopération déjà mise en évidence entre les FARC et les BACRIM.
Dans ce contexte, le défi de la sécurité du territoire colombien reste entier.

Le Flash GEOS est réalisé en collaboration avec le Bureau Veille et Analyse Risques Pays du Groupe GEOS


Jeudi 27 Septembre 2012














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