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Jeudi 4 Novembre 2010

Gilles Pélisson d’Accor remercié par son actionnaire



Il faut toujours lire entre les lignes des communiqués de presse d’Accor. Celui ci est un chef d’œuvre en matière de communication officielle. Colony Capital, le fond d’investissement ne voit plus dans Pélisson l’homme providentiel, capable de conduire l’hôtellerie d’Accor sur les rails du succès. Il restera pourtant comme le patron qui a restructuré le groupe en deux entités distinctes.



Gilles Pélisson d’Accor remercié par son actionnaire
Rien à rajouter au texte officiel. Jugez plutôt « A l’occasion de la réunion du Conseil d’Administration de Accor, le 2 novembre 2010, le Conseil d’Administration et Gilles Pélisson, Président-directeur général du Groupe, ont fait le constat de divergences stratégiques qui les ont conduits à organiser le départ de ce dernier à compter du 15 janvier 2011. Le Conseil d’Administration a donc mis fin au mandat de Directeur général de Gilles Pélisson et a nommé Denis Hennequin, Directeur général exécutif à compter du 1er décembre 2010. Denis Hennequin est depuis 2009 administrateur de Accor et occupait depuis 2005 les fonctions de Président-directeur général de McDonald’s Europe. Yann Caillère, Directeur général délégué, est confirmé dans ses fonctions ».

Si l’information est sobre, le changement risque bien de semer le trouble dans une entreprise ou la gestion des marques reste confuse et où certains patrons d’hôtels ne savent toujours pas comment fonctionne la machine aux multiples directions et à l’organigramme complexe. Gilles Pélisson paye sans doute l’échec de l’introduction en bourse du groupe Barrière et les résultats en demi-teinte de Sofitel, le fleuron du groupe. Il reste que la restructuration qu'il a menée, à la demande de son actionnaire et à laquelle, dans un premier temps, il n'était pas favorable, est loin d’être finie. Les acheteurs voyages ne sont pas rassurés par les hésitations du groupe et le manque de lisibilité de son offre. C’était la tâche à venir que s’était fixé l’ancien patron. A charge de son successeur de démontrer qu’en l’état, Accor est bien une cash machine de l’hôtellerie.