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Mardi 20 Mars 2012

Google interrogée par la CNIL



Les questions multiples sur l'utilisation des données personnelles et la géolocalisation des utilisateurs de Google ont fini par attirer l'oreille de l'Europe. Elle a chargé la CNIL de poser des questions au géant américain sur ses nouvelles règles de confidentialité.



Google interrogée par la CNIL
Les profits de Google sont basés sur la finesse de ces annonces internet, et notamment leur adéquation avec les recherches récurrentes des utilisateurs sur le moteur de recherche. Il n'est pas rare que les réponses aux questions posées par les voyageurs d'affaires se rapprochent de plus en plus de leurs préoccupations professionnelles , y compris dans les pubs qui encadrent les textes. Une tendance qui inquiète les autorités européennes. Elles s'interrogent en particulier sur la simplification de la politique de confidentialité de Google, annoncée en janvier, qui unifie le recueil de données entre YouTube, Gmail ou encore Google + notamment. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) vient d'écrire - le 16 mars - au patron de la compagnie et lui donne trois semaines pour répondre à ses 69 questions. Des questions posées au nom de l'Europe toute entière, la Cnil ayant un mandat pour demander des explications au géant américain sur les implications pour les utilisateurs des nouvelles règles de confidentialité qui favoriseraient, semble t-il, le croisement des données recueillies sur les internautes. La Cnil cherche notamment à savoir si et comment Google suit à la trace les personnes utilisant son moteur de recherche ou son Google maps. Elle se demande également si les informations stockées sur ces téléphones, comme la liste des contacts, sont collectées par l'entreprise, en infraction avec les règles européennes.
L'Europe n'est pas la seule à s'inquiéter de ces règles auxquelles les utilisateurs ne peuvent pas se soustraire s'ils veulent continuer à utiliser les services de Google. Les autorités japonaises ont également débuté leur enquête, et la Federal Trade Commission va jusqu'au bout de la logique en s'inquiétant des résultats des recherches effectuées sur Google. Elle soupçonne la firme de Mountain View d'avantager les services du groupe.