Inutile de sourire, les exemples pullulent. Un voyage d'affaires, une journée en province, il n'en faut pas plus pour que Twitter se fasse l'écho de cette absence. Vous imaginez le résultat ! En inventant le cambriolage assisté par ordinateur, nos réseaux préférés sont devenus des armes à double tranchants. Permettez moi de vous raconter une histoire. Elle se passe en Californie, à quelques blocks de chez Apple. Un jeune ingénieur, employé dans une société qui gère des métaux précieux, se plaint sur Twitter qu'il doit attendre un réparateur car l'alarme ne marche plus. Puis, une heure après, il retwitte "Pas de news du réparateur. tant pis, je rentre". On s'en doute, c'est la police qui a arrêté des "réparateurs" pas comme les autres, informés de cette panne providentielle. Autre cas, à Boston, où un jeune cadre explique sur Facebook qu'il part toute la semaine sur un salon important en Floride. Et de préciser, "qu'il a même réussi à confier son chat à ses parents". On l'aura compris, l'appartement est vide. Bons plans pour les quatre jeunes interceptés par les forces de l'ordre, qui ont avoué avoir utilisé le net pour trouver leur victime ! Sur le site "
please rob me;, Volez moi s'il vous plait, présenté par Pascal Forget, les résultats sont édifiants. Les informations privées que l'on peut ainsi retrouver sur le net font froids dans le dos. Pire, les messages sont postés sans arrière pensée, sans même un minimum de retenue et de précaution! On comprend mieux pourquoi la méfiance doit être de mise sur le net.
Marcel Lévy