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Grève des contrôleurs aériens: l’UNSA-ICNA reçue aujourd’hui


Le syndicat des contrôleurs aériens gréviste est reçu ce mercredi au Ministère des transports. Il demande des garanties écrites sur les investissements réalisés par le gouvernement dans le contrôle aérien.



Difficile pour un syndicat d’aller seul au charbon lorsque la principale organisation a décidé de lever son préavis comme le SNCTA l’a fait dimanche. Compte tenu des prises de services étalées et des réquisitions de contrôleurs qui ont été opérées, ni la direction générale de l'aviation civile (DGAC), ni l'Unsa-ICNA n'étaient en mesure de quantifier le nombre de grévistes depuis mardi matin. Selon le syndicat gréviste, le service minimum est, ou a été, appliqué à Aix-en-Provence, Brest et Bordeaux, en vertu de la loi autorisant des réquisitions pour assurer au moins 50% du trafic.

Dans tous les cas, ce mouvement bloque de nombreux passagers et les négociations se poursuivent. L’enjeu ? Le « plan de performance » que l’Etat français doit présenter le 30 juin prochain à Bruxelles pour répondre aux demandes européennes de réduire les coûts du contrôle aérien pour 2015-2019. La DGAC doit réussir à boucler le renouvellement des équipements, notoirement obsolètes, sans augmenter les charges pour les compagnies prises en charge dans le ciel, l’exigence de Bruxelles.

Pour l’heure, le débat porte sur l’augmentation des redevances payées « en route » et en zone aéroportuaire par les compagnies qui regardent l’info d’un œil attentif, car ce sont elles qui payent et, par extension, les passagers qui mettent la main au portefeuille. Autre enjeu, la remise à plat des investissements eux-mêmes. Le SNCTA s’est contenté de l’organisation d’une table ronde sur «les enjeux et les évolutions du contrôle aérien» qui sera organisée dès la première semaine de juillet avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives. Sous la houlette d’une «personnalité extérieure à la DGAC», cette table ronde doit définir les évolutions du contrôle du trafic aérien, faire «l’inventaire des ressources et moyens disponibles» et élaborer des « plans d’actions ». Le SNCTA s’est contenté de cette organisation, l’Unsa-Icna réclame des garanties et en particulier des garanties écrites sur l’emploi. Le porte-parole de l’organisation disait hier à l’AFP : « En fonction de ce qui sera annoncé, on prendra une décision. Dès l'instant où on aura des garanties sur les moyens, on pourrait être en mesure de lever le préavis », affirmait Christophe Merlin.

Pour mercredi, l'Aviation civile a demandé, comme mardi, aux compagnies d'annuler préventivement 20% de leurs vols dans les aéroports du sud de la France, ainsi que les vols au départ de Paris à destination du sud de la France, de l'Espagne, du Portugal, Maroc, Tunisie et Algérie.