Deplacements Pros, le quotidien du business travel, du voyage d'affaires et des déplacements professionnels
Accueil
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte


IATA demande à l’Indonésie d'améliorer sa sécurité aérienne


Tony Tyler, le CEO de l'association IATA, a profité de sa présence à Jakarta le 12 mars 2015 pour évoquer la sécurité aérienne indonésienne. Lors d'un discours, il a demandé aux acteurs aéronautiques du pays d'améliorer la sécurité de leur ciel.



Selon Tony Tyler, l’Indonésie améliorerait la sécurité de son ciel si elle utilisait plus souvent l'IATA Operational Safety Audit (IOSA). Sur les 62 compagnies aériennes et charters du pays, seule Garuda Indonesia est inscrite au registre IOSA, première norme mondiale pour la vérification de la sécurité des procédures d’exploitation des transporteurs aériens.
Pour appuyer son propos sur le besoin de se concentrer sur la sécurité aérienne en Indonésie, Tony Tyler a rappelé que le pays avait perdu au moins un appareil par an depuis 2010. En outre, l'UE et les USA ont émis des restrictions sur le secteur aérien du pays en raison de leurs craintes sécuritaires. Par exemple, Bruxelles a interdit toutes les compagnies indonésiennes dans son ciel à l’exception de Garuda Indonesia, Airfast Indonesia, Mandala Airlines, Ekspres Transportasi Antarbenua et Indonesia Air Asia.

L'autre challenge de l'industrie aérienne indonésienne est sa capacité. Si plusieurs aéroports doivent être prochainement construits dans le pays, la saturation de l'aéroport de Jakarta est problématique. Tony Tyler souligne que la potentielle croissance de Soekarno-Hatta International Airport nécessite un «redéveloppement majeur» de ses terminaux, à l'image des «super terminaux» construits à Beijing, Hong Kong et Séoul. L'association estime également que le pays doit améliorer la gestion de ses slots et moderniser le management de son trafic pour optimiser ses capacités.

Selon l'institution, l’Indonésie a également besoin de revoir sa réglementation aérienne dans plusieurs domaines. Tony Tyler pointe du doigt par exemple la régulation excessive des tarifs des billets ainsi que l'interdiction de leur vente dans les aéroports.