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IATA, mise en garde ou constat ?




Faut-il apprendre à lire entre les lignes du dernier communiqué de IATA, l’Association du Transport Aérien International) qui représente plus de 240 compagnies aériennes et 94% du trafic international régulier. L’annonce possible d’une crise de l’aérien transpire du constat fait par l’association qui note la baisse du trafic aérien pour janvier 2008 et se demande si ces chiffres ne marquent pas le début d’un ralentissement.

Concrètement, Le trafic passagers international a enregistré une hausse de 4,3 % en janvier 2008 par rapport à janvier 2007, ce qui correspond à une forte baisse par rapport aux 6,7% enregistrés en décembre 2007 et aux 7,4% sur l'ensemble de l'année 2007. La capacité a augmenté de 4,2% et les coefficients d’occupation moyens ont atteint 75,1%. Avec seulement 0,3% de croissance (contre 5,5% en décembre dernier), les compagnies européennes sont celles qui ont enregistré la plus forte baisse et la plus faible croissance parmi toutes les régions. Tandis que le trafic intra européen reste fort, la plus grosse faille vient du long-courrier. Ceci est largement dû à la force de l'euro par rapport au cours du dollar. Des résultats quasi similaires pour les autres continents sauf pour l’Amérique latine, à l’offre commerciale encore faible, et qui bénéficie de la forte demande asiatique pour le Brésil ou l’Argentine. Pour Giovanni Bisignani, Président Directeur Général de l’IATA « Les résultats de trafic du mois de janvier montrent que nous nous trouvons peut-être à un tournant. Les résultats sur un mois ne sont pas suffisants pour définir une tendance. Toutefois, le net changement des modèles de croissance de trafic démontre clairement que la crise des crédits aux Etats-Unis impacte de manière négative le transport aérien. Attachez vos ceintures. Nous allons bientôt rencontrer une zone de turbulences !", a déclaré Giovanni Bisignani, Président Directeur Général de l’IATA.
De quoi faire grincer des dents des compagnies qui n’hésitaient pas voilà quelques semaines à annoncer, un peu imprudemment, un succès exceptionnel pour les dix prochaines années. Construire sur le sable peut parfois engloutir les rêves de conquête.

Marc Dandreau
md@vacancespratiques.com

Jeudi 28 Février 2008


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