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Iberia, le pire serait à venir


A en croire les syndicats espagnols, les informations qui leur parviennent de leurs homologues britanniques sont inquiétantes pour l'avenir d'Iberia. Outre le plan social déjà annoncé, ce serait une remise à plat totale de l'offre aérienne de la compagnie espagnole. Réduction accélérée du nombre de destinations desservies, refonte des services et adaptation de l'offre au hub de British Airways... Pour beaucoup de salariés, la coupe est pleine !



Willie Walsh : 6fr.wikipedia.org/wiki/Willie_Walsh aurait été formel, les résultats d'Iberia ne doivent plus peser négativement sur ceux d'IAG, le groupe né de la fusion entre Iberia et British Airways. Mais la réalité est tout autre. Iberia perd beaucoup d'argent (262 millions d'euros pour les 9 premiers mois de 2012) et les salariés, qui manifestaient le 27 décembre dernier, ne sont pas naïfs : "Le plan social ira au delà des 4 500 postes prévus". D'autant que Willie Walsh l'a exigé : Iberia doit redevenir rentable en 2013. Pour Jorge Carrillo, le patron de l'organisation espagnole des travailleurs de l'aérien, cette rentabilité ne se décrète pas sur le papier. Elle passe par une vraie stratégie de développement. Et de menacer : "Si la grève n'est pas la seule solution, la décision de cesser le travail sera prise sans état d'âme si personne ne veut écouter nos propositions et nos revendications". Et de menacer la compagnie d'un mouvement social sans précédent. Selon des sources syndicales, "Iberia ne deviendra pas une filiale de British avec pour seule finalité d'alimenter le hub londonien. Les espagnols sont fiers de leur compagnie". Et un délégué syndical d'ajouter : "Lorsque l'on a plus rien, on n'a plus rien à perdre. Nous irons jusqu'à l'occupation des avions ou le blocage des aéroports".