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Iles Senkaku : JAL et ANA craignent les menaces chinoises


Depuis plus d'un an, le Japon et la Chine se disputent les îles Senkaku, un archipel inhabité contrôlé par Tokyo mais revendiqué par Pékin. Ces tensions ont une nouvelle fois des répercussions dans le ciel sino-japonais. Suite aux menaces de la Chine, les compagnies aériennes japonaises ont accepté de lui transmettre leur plan de vol quand elles passent dans l’espace aérien des îles. Leur gouvernement n’approuve pas cette décision.



La Chine a annoncé, le 23 novembre 2013, qu’elle avait mis en place une «zone aérienne d’identification» au dessus d’une partie de la mer de Chine Orientale (entre la Corée du Sud et Taiwan) où se situent les îles Senkaku. Pékin a ainsi prévenu qu’elle riposterait militairement si des avions y pénétraient sans autorisation et sans s’identifier. Bien que le Japon se soit opposé à cette disposition, Japan Airlines et ANA ont annoncé qu’elles se soumettraient à la demande des autorités chinoises afin d’assurer la sécurité de leurs voyageurs. «Nous avons pris ces dispositions en accord avec les réglementations internationales. La sécurité est notre priorité absolue. Nous devons écarter au maximum toute possibilité d'un scénario catastrophe», a expliqué un porte-parole d'ANA, le 26 novembre 2013. Sa consœur avait pris une décision similaire, la veille «nous soumettons nos plans de vol (dans la zone) dans le cadre de notre routine quotidienne», avait t-elle indiqué. Peach Aviation, filiale d'ANA, fait de même depuis dimanche.
Le gouvernement japonais pour sa part ne valide pas cette zone aérienne d’identification et assure qu’elle n’a aucune validité. Il précise que les compagnies aériennes ont pris leur décision sans les consulter «Le ministère (japonais) des Transports les a contactées (lundi) pour leur dire que les mesures prises par la Chine ne font pas autorité dans notre pays, et que la position du gouvernement est qu'il faut continuer à voler selon les règles antérieures», a indiqué le secrétaire général du gouvernement japonais, Yoshihide Suga. Ce nouvel épisode ne va pas pacifier les relations sino-japonaises.