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Jamais sans ma clope en voyage d’affaires!


Ce vendredi 31 mai, c’est la Journée mondiale sans tabac, organisée chaque année par l’Organisation Mondiale de la Santé. Une journée qui tombe en pleine actualité : en voyage d’affaires, vous êtes fumage ou vapotage ?



Quelques chiffres pour replacer la question. Le professeur Yves Martinet, médecin et président d'honneur de l'Alliance contre le tabac, souligne que «En France, le tabac tue 200 fois par jour, en faisant perdre en moyenne 10 à 15 ans d’années de vie confortable à chaque fumeur.» Et il souligne une dernière étude qui «confirme un taux de mortalité trois fois plus élevé chez les fumeurs par rapport aux non-fumeurs sur une cohorte d’européens âgés de 40 à 65 ans au début du suivi.» Enfin, note Yves Martinet, «si l’État prélève environ 14 milliards d'euros sur la vente de tabac, le coût global pour la société est évalué à 47 milliards d'euros». 47 milliards d’euros ? Voilà qui peut donner à réfléchir ! Si on demandait aux fumeurs de prendre eux-mêmes en charge leur cancer, nul doute qu’ils jetteraient direct leur paquet au panier !

Il reste la loi. Encadrant la fumée dans les lieux publics, elle restreint sérieusement la consommation et les voyageurs d’affaires le savent, il est de plus en plus difficile d’en grille une dans toute l’Europe, et cela devient plus difficile dans les pays en développement, généralement plus tolérants. Et même en sortant de l’avion, il faut désormais courir à l’extérieur de l’aérogare.

Certains ont choisi de faire autrement, en « vapotant ». Vous ne connaissez pas ? C’est tout simplement l’usage de la fausse cigarette, la cigarette électronique. Officiellement, elle ne dégage que de la vapeur d’eau. Mais comme son usage est contesté et pour éviter toute discussion, les compagnies aériennes ont depuis bien longtemps prononcé son interdiction à bord. Et un rapport publié mardi dernier propose d’en restreindre sérieusement l’usage, par principe de précaution. Jamais aucune étude sérieuse n’a été réalisée sur le propylène glycol , les divers arômes et éventuellement la nicotine qu’elle peut contenir, mais bon, pour ma part je vous le dis tout net : nous ne vapoterons pas ensemble. Passer de la nicotine au glycérol, ce n’est pas mon truc. Et puis comme finalement je suis une femme de principe, même si je suis sollicitée pour rapporter des clopes moins chères de mes déplacements professionnels, ce sera non : je ne compte pas participer à votre cancer !

Hélène Retout

Jeudi 30 Mai 2013


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