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Jeudi 30 Juin 2011

Jusqu’à 150 euros pour modifier son billet d’avion



Une étude réalisée par le site liligo.com fait le point sur les tarifs imposés par les compagnies aériennes en cas de modification de billet. D’après les résultats publiés le 29 juin, les frais de pénalité pourraient atteindre jusqu’à 150 euros, et dépasser le prix d’achat d’un nouveau billet pour le même trajet…



Jusqu’à 150 euros pour modifier son billet d’avion
Une erreur dans le nom, un mauvais choix de date et la facture du voyage d’affaires devient particulièrement salée. D’après liligo.com, les usages concernant les noms de mariage et de jeune fille constituent la principale raison des demandes de changement de données de la réservation. Une modification qui peut donc coûter très cher : jusqu’à 150 euros dans le cas d’un changement de nom, jusqu’au tarif d’un nouveau billet dans le cas d’un changement de dates, selon les résultats d’une analyse réalisée par liligo.com sur les principales compagnies aériennes low cost et régulières opérant en France.
Les modifications de réservations de vols pourraient ainsi entrainer des frais correspondant au prix d’un nouveau billet chez les compagnies low cost et jusqu’à 100 € chez les compagnies régulières. Si le passager commet une simple erreur d’orthographe lors de la saisie de son nom ou de son prénom, les pénalités de changement s’élèvent jusqu’au prix du billet réservé. La quasi-totalité des compagnies aériennes facturent des frais de changement de nom sur les réservations, et une simple erreur orthographique peut entrainer un refus d’embarquer. Certaines compagnies génèrent en particulier des revenus dans les pays anglo-saxons, où les femmes mariées ayant indiqué leur nom de jeune fille ne sont pas autorisées à embarquer s’il y a une différence entre le nom indiqué sur le billet et celui sur le passeport (le certificat de mariage suffira à justifier la différence).
Le coût du changement de nom varie selon la compagnie avec laquelle le passager a réservé.
Ryanair, avec 100 euros de pénalités, Vueling et Easyjet avec 50 euros de pénalités seraient les compagnies les plus gourmandes. Mais en plus de ces frais fixes de changement de nom, les passagers devront payer la différence de prix entre le jour de la réservation et le jour du changement, effectuer une modification revenant en fait à éditer un nouveau billet.
Les compagnies aériennes appliqueraient ces frais pour éviter que des personnes n'achètent un grand nombre de billets d’avion, en vue de les revendre plus cher au marché noir. Quelques compagnies comme Flybe, Bmibaby ou Thomson permettent le changement des données du billet (dont la date) sans frais dans les 24 h suivant la réservation. Mais la majorité des voyageurs ne se rendent compte de leur erreur que le jour de l’embarquement selon liligo.

Quelques tarifs selon liligo :
Transavia : 35 euros par personne sur internet par voyage simple, ainsi que la différence entre le tarif initial et le nouveau tarif
Bmibaby : 46 euros par trajet, plus la différence de prix éventuelle
Airberlin : pas de frais pour le changement de dates, seule la différence de prix est prise en compte
Air Asia : 52 euros par personne
Wizzair : 30 euros par personne et par vol sur internet ou 45 euros auprès du centre d'appel
Ryanair : 100 euros par trajet si le changement est effectué sur le site Internet. 150 euros si effectué via le call center.
Vueling : 39 euros par trajet et passager plus la différence de tarif d’un jour à l’autre. Pour les
bébés, seulement 4 euros. Le changement de titulaire du billet coûte 50 euros.
Air France : Il n'est pas possible de modifier le nom sur les billets d'avion déjà réservé, uniquement la destination, l'horaire ou la date.
British Airways : 34 euros par billet.
Easyjet : 35 euros par trajet, en plus de la différence de prix d’un jour à l’autre.



1.Posté par serge le 01/07/2011 11:05
Attention sur Air France, il y a des pénalités sur certains billets d'avions ou des impossibilités de modifier la date.

2.Posté par PAT le 01/07/2011 18:15
En matière de commande en ligne, c'est par nature au voyageur de bien faire attention aux informations qu'il saisit. Cependant, en France, il n'est pas sans filet de protection.

Cette protection, il la trouvera dans la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique.

Que dit-elle cette loi ? Dans le cadre d'un contrat de commerce par voie électronique, toute acceptation d'une offre doit prendre la forme d'un " double clic ", c'est-à-dire qu'après avoir passé sa commande, l'utilisateur devra pouvoir la vérifier et confirmer son acceptation.

Ainsi une erreur de saisie de nom (ou de date, de destination...) ne sera pas rédhibitoire... pour peu que le voyageur veuille bien prendre la peine de vérifier immédiatement sa commande.

Les "quelques compagnies" (sic) qui acceptent une modification sans frais dans les 24 heures ne font en fait qu'accepter ce droit à l'erreur. C'est leur manière de s'adapter à l'obligation du double clic que leur site de vente en ligne ne propose sans doute pas.

Les autres sont "hors la loi" si elles ne permettent pas au voyageur de vérifier et de revalider tous les détails de sa commande avant qu'elle ne soit définitive.

3.Posté par marcel levy le 02/07/2011 07:34
Bonjour
Vous avez, avec justesse, résumé la situation.
Même si à ce jour la clarté que vous évoquez manque à certaines compagnies
Très cordialement
Marcel Lévy

4.Posté par PAT le 02/07/2011 12:34
En réponse à serge s'il le veut bien :

Les pénalités sur certains billets ou l'impossibilité de modifier la date (non échangeable, non remboursable) relèvent des conditions de vente et d'après-vente de la prestation choisie... normalement en toute connaissance de cause. C'est constant à pratiquement tous les transporteurs (aériens, ferroviaires...) et à de nombreuses prestations dans le tourisme et l'hôtellerie.

La crainte du prestataire c'est de se retrouver avec une place remboursée ou échangée et qu'il n'arrive pas à revendre, sauf à la brader parfois. Et puis, la restriction des facilités d'échange et de remboursement via éventuellement le niveau des pénalités vise également à ce que la clientèle professionnelle ne vienne pas saisir des offres plutôt destinées à une clientèle loisirs qui, par définition, a moins de contraindre et recherche surtout en général le prix le plus bas. C'est ce qui explique les frais d'échange parfois prohibitifs (jusqu'à 100 % du prix initial, ce qui revient donc à annuler la commande tout en la facturant) et dont tout à chacun comprend qu'ils n'ont plus rien à voir avec des frais de service mais servent d'outil de régulation tarifiaire.

Le sujet de l'article c'était l'erreur de commande : je me suis trompé de date, d'horaire, de parcours, sur le nom du voyageur, etc.

Et c'est là qu'intervient le droit à l'erreur traduit par le législateur par l'obligation du "double clic" avant que la commande ne soit définitive. Car contrairement à ce que croient de nombreux consommateurs, en matière de transport (comme d'hôtellerie, de restauration et de spectacle), il n'y a aucun droit de rétraction des commandes à distance pendant 7 jours.