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L'Etat premier "Mobility Manager" de France


L'une des missions régaliennes de l'état est d'assurer la libre circulation des personnes et des biens sur le territoire national. C'est un des points essentiels de l'activité économique d'un pays, d'autant plus qu'il est imbriqué dans une communauté européenne où chaque maillon commerce plus ou moins fortement avec l'autre. Bon, là tout de suite, ce n'est pas gagné.



Encore une fois, il ne m'appartient pas de jugé du bien fondé de la crise. Les uns expliquent, les autres contredisent, c'est le signe que la démocratie fonctionne. Comme disait Coluche, on en comptera toujours "deux au bar et quatre dans la salle". C'est le signe d'une grève réussie. Ou presque. Car si l'on regarde la presse de nos voisins, les observations sur l'entêtement de nos dirigeants surprend. Eux aussi ne veulent pas rentrer dans le détail de la réforme mais se bornent à regarder ce qui se passe dans nos rues et à lire les sondages de soutien aux manifestations. Bien sûr, nous n'avons pas de leçons à prendre de nos voisins en matière de revendications... A l'exception des allemands, bien plus doués en négociations que nous. C'est semble t-il la fameuse efficacité germanique. Que disent nos confrères. Si l'on devait résumer les éditoriaux, beaucoup pensent qu'il faut remettre à plat la discussion, quitte à proposer la même chose mais différemment. Car nos amis européens n'oublient pas que nous sommes des gaulois primaires, traduisez "des bourrins qui ne voient pas plus loin que le bout du nez". Un peu hâtif et vexant, mais bon.
Plus que jamais, deux camps s'opposent : le Nord, cartésien à souhait et le Sud plus folklorique qui pense que l'on devrait mettre tout ça dans un carton, faire un grand banquet et ressortir le dossier dans dix ans. Les anglo-saxons, eux, qui nous considèrent comme des assistés permanents, se disent que les français sont taillées pour vivre les pieds dans la Mer... Et que rien ne change au royaume de François 1er. Entre les deux, il y a ces cohortes de voyageurs pénalisés par les trains, les bus, l'essence, les avions...qui aimeraient un court instant que tout cela soit un mauvais rêve. Comme disait Robespierre, expert en soucis politiques, "Le bonheur du peuple est un objectif, le quotidien est un enfer".

Hélène Retout

Mardi 19 Octobre 2010


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