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Mardi 1 Avril 2014

L’Europe veut assouplir les règles de délivrance des visas



Stimuler la croissance et la création d'emplois, voilà les deux objectifs d’un texte européen qui veut raccourcir et simplifier considérablement les procédures pour les personnes qui ont l'intention de venir dans l'UE pour de courts séjours. Objectif, moins de frais et de formalités, tout en maintenant un haut niveau de sécurité.



Selon une étude récente, l'Union aurait «perdu» en 2012 au total 6,6 millions de voyageurs potentiels, originaires de six des pays comptant le plus grand nombre de voyageurs, à cause de procédures de visa trop lourdes. L'étude indique également que si les règles de délivrance des visas étaient plus souples et plus accessibles, le nombre de voyages à destination de l'espace Schengen, à partir de ces seuls six pays, pourrait enregistrer une hausse comprise entre 30 % et 60 %. Cela pourrait représenter un total de 130 Md€ en dépenses directes sur cinq ans (en hébergement, alimentation et boissons, transports, divertissements, achats, etc.) et se traduire par la création de quelque 1,3 million d'emplois dans le tourisme et les secteurs qui y sont associés.

L’Europe veut apporter plusieurs modifications comme :
  • la réduction de 15 à 10 jours du délai fixé pour traiter les demandes de visa et rendre la décision à leur sujet;
  • La possibilité d'introduire les demandes de visa auprès des consulats d'autres pays de l'UE si l'État membre compétent pour traiter la demande n'est ni présent ni représenté;
  • Des assouplissements importants pour les voyageurs réguliers, notamment la délivrance obligatoire de visas à entrées multiples, assortis d'une période de validité de trois ans;
  • La possibilité pour les États membres de créer des régimes spéciaux permettant la délivrance aux frontières de visas valables 15 jours au maximum dans un seul État Schengen;
  • La création d'un nouveau type de visa (visa d'itinérance) permettant aux voyageurs en règle de circuler dans l'espace Schengen pendant un an au maximum (sans pouvoir séjourner dans un même État membre plus de 90 jours sur toute période de 180 jours);

Après l'entrée en vigueur des règlements, les modifications s'appliqueront à tous les États membres de l'UE qui appliquent intégralement la politique commune des visas Schengen ainsi qu'aux quatre États associés à l'espace Schengen (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse). Il y a lieu de noter que la Bulgarie, la Croatie, l'Irlande, Chypre, la Roumanie et le Royaume-Uni ne participent pas à la politique des visas.