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Vendredi 5 Décembre 2014

L’aéroport de Toulouse Blagnac passe sous contrôle chinois



Le Ministre de l’Economie Emmanuel Macron révèle dans un entretien exclusif au quotidien « La Dépêche du Midi » que c’est le consortium Chinois, aidé par le canadien SNC Lavalin, qui remporte le contrôle du capital de l’aéroport de Toulouse pour 308 millions d’euros.



Aéroport de Toulouse-Blagnac DR Wikipedia
Aéroport de Toulouse-Blagnac DR Wikipedia
Les Chinois apportent les fonds, SNC Lavalin son expertise : le consortium chinois Symbiose, composé de Shandong Hi Speed Group et du fonds Friedmann Pacific Investment Group (actionnaire du loueur chinois d’avions CALC qui vient d’acheter 100 Airbus) apporte 308 millions pour le rachat de 49,9 % du capital de l'Aéroport de Toulouse-Blagnac, cédés par l’Etat. Il dispose d’une option dans trois ans sur les 10,1 % restants. Les collectivités locales et la CCI de Toulouse possèdent les autres 40 %.
L'Etat ne semble pas très à l'aise devant cette vente à des capitaux étrangers et devant la réaction de rejet déjà esquissée par les autorités locales, les investisseurs chinois ont laissé dire qu’ils n’auraient rien contre le fait de recéder une partie de leur acquisition (jusqu’à 16%) à un investisseur français : « Emmanuel Macron confirme que le consortium sino-canadien n’y serait pas opposé, a réagi jeudi Martin Malvy, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées. Je suis prêt à étudier cette hypothèse avec les autres collectivités locales, la Chambre de commerce et d’industrie et le réseau bancaire régional, voire d’autres investisseurs. Nous pourrions nous réunir au tout début de la semaine prochaine pour faire avancer une réflexion déjà engagée sur la base d’un consortium en y associant l’Etat». Par ailleurs Emmanuel Macron précise que : «Il ne s’agit pas d’une privatisation mais bien d’une ouverture de capital dans laquelle les collectivités locales et l’Etat restent majoritaires avec 50,01 % du capital », a indiqué Emmanuel Macron. On ne vend pas l’aéroport, on ne vend pas les pistes ni les bâtiments qui restent propriété de l’Etat. »