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Dimanche 26 Février 2017

L’agrandissement de l’aéroport de Vienne bloqué… pour éviter le réchauffement climatique



L’aéroport de Vienne a annoncé avoir déposé un recours contre une décision du Tribunal administratif fédéral de Vienne passée inaperçue et datant du 9 février : il a interdit la construction d’une 3ème piste pour l’aéroport de Vienne-Schwechat pour éviter une augmentation des émissions de CO2.



Le projet de 3ème piste pour l'aéroport de Vienne est bloqué DR Krapf-Wikipedia
Le projet de 3ème piste pour l'aéroport de Vienne est bloqué DR Krapf-Wikipedia
L'agrandissement de l'aéroport de Vienne est planifié depuis 10 ans pour éviter la saturation, prévue pour 2025. L’aéroport a accueilli un chiffre record de 23,4 millions de voyageurs en 2016 et table sur une nouvelle hausse de 2% de son trafic passagers en 2017. Mais son projet de 3ème piste va sans doute prendre du retard car dans la balance bénéfices/inconvénients, c’est le chapitre inconvénients qui l’a emporté devant le Tribunal administratif fédéral qui estime que "l’impact en termes d’émissions de CO2 excède les aspects positifs du projet, en l’occurrence sur l’économie et l’emploi. La construction et l’exploitation de la piste auraient abouti, selon la cour et une expertise qu’elle a demandée, à une hausse d’environ 2% des émissions nationales de gaz à effet de serre liés aux transports, alors que l’Autriche s’est engagée à diminuer de 2,25% d’ici 2020 l’impact de ce secteur. Les juges soulignent dans un communiqué que la construction de la nouvelle piste aurait contribué de façon "significative aux émissions de gaz à effet de serre de l’Autriche".

L’aéroport a décidé d’exposer l’affaire au grand jour en annonçant ce vendredi 24 février sa décision de déposer un recours auprès de la plus haute cour administrative. Le patron de l’aéroport de Vienne, Günther Ofner promet d’aller, s’il y a lieu, jusque devant la Cour constitutionnelle. Dans un quotidien national, l’avocat de l’aéroport explique qu’à sa connaissance, "c’est la première fois au monde que la protection du climat est invoquée pour interdire un projet concret". Selon Maître Chmelz, "Les avions ne voleront pas moins, ils atterriront juste ailleurs.