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L'équipage d'Air France était directement visé à Bamako... AF dément!


Plus de 20 personnes ont trouvé la mort lors de l'attaque du Radisson Blu de Bamako du 20 novembre 2015. L'équipage d'Air France en a réchappé mais selon les témoignages recueillis par le journal britannique The Telegraph, c'est bien lui qui était initialement recherché.



Selon le journal The Telegraph, les assaillants de l'attaque du Radisson Blu de Bamako cherchaient les 12 membres d'équipage d'Air France installés dans l'hôtel. Plusieurs témoins ont assuré que les terroristes avaient demandé à un garde de sécurité de l'établissement où ils se trouvaient. Ils l'auraient ensuite exécuté lorsqu'ils se sont aperçus qu'il leur avait donné une mauvaise information.

L'équipage d'Air France est sorti sain et sauf de cette attaque, revendiquée par le groupe terroriste Al-Mourabitoune. Les 12 salariés ont pu être exfiltrés et mis en sécurité sans être confrontés au groupe armé.

La compagnie avait suspendu ses vols après le drame. Elle a repris sa desserte de Bamako assurant "rester prudente sur la destination où tout a été mis en place pour la sécurité des équipages et des passagers". Pour autant, Air France dément officiellement que son équipage au Mali ait été visé par les terroristes.

Les PNC sont néanmoins inquiets

Les trois syndicats représentatifs de personnel cabine (SNPNC/FO, UNSA/SMAF et UNAC) demandent à l'État - dans une lettre adressée à François Hollande le 23 novembre - "de jouer son rôle régalien en imposant à Air France de prendre les mesures de sûreté et de sécurité indispensables à la protection de ses personnels". Ils estiment que leur compagnie "n’a pas mis en place les ressources nécessaires pour assurer le niveau de sûreté et de sécurité requis par cette situation exceptionnelle".

Dans ce document, les signataires "souhaitent attirer l'attention du Président sur une tendance généralisée qui conduit les entreprises du transport aérien à un allègement des mesures de sureté pour des raisons économiques. Ces pratiques étaient hier contestables, elles sont aujourd’hui condamnables". Ils demandent à l'Etat "de jouer son rôle régalien en imposant à Air France de prendre les mesures de sûreté et de sécurité indispensables à la protection de ses personnes".

Téléchargez le courrier adressé à François Hollande


Seul regret à la lecture de ce document, aucun exemple concret n'est donné sur la nature des mesures de sécurité attendues par les PNC. Leur courrier au Président à à lire ci dessous.

2540_lettreaupresidenthollande_1.pdf 2540-lettreaupresidenthollande.pdf  (1.35 Mo)







1.Posté par crew le 24/11/2015 17:13
"Seul regret à la lecture de ce document, aucun exemple concret n'est donné sur la nature des mesures de sécurité attendues par les PNC."

C'est tout à fait normal.
Chaque escale est spécifique et au moins les mesures de sureté sont dévoilées au plus elles seront efficaces.
Vous ne croyez pas ??


2.Posté par LIli le 25/11/2015 07:10

Air France n'a aucun intérêt à confirmer, elle renforcerait la peur des équipages et ferait face à des droits de retrait. Une sécurité qui, au final, lui couterait cher. Alors le mieux c'est de démentir !
Mais selon les sources sur place, ces propos auraient été entendus d'un représentant de l'Ambassade de France au Mali.
Qui croire ?

3.Posté par Marcel Levy le 25/11/2015 07:12
Bonjour @crew

Le sujet sécuritaire est sensible pour les compagnies.
Nous n'obtenons jamais de compléments d'information sur les mesures de prises par les transporteurs.
Et vous avez raison, le secret et la discrétion garantissent l'efficacité
Marcel Lévy