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Mardi 17 Août 2010

L’hôtellerie française reste chère dans l’esprit des voyageurs



Près de 6 touristes (logeant à l’hôtel) sur 10 trouvent que les hôtels français sont chers, voire pratiquent des prix excessifs, selon le dernier sondage réalisé en juin 2010 par Coach Omnium auprès de 1.088 clients d’hôtels français et étrangers. A peine, un peu plus d’un tiers sont d’avis que les prix des hôtels sont normaux. Cet état correspond à une forte dégradation dans la perception des prix, comparée au dernier sondage réalisé par Coach Omnium en juin 2008, où 42 % des clients d’hôtels percevaient les tarifs hôteliers comme chers.



L’hôtellerie française reste chère dans l’esprit des voyageurs
L’étude souligne, de fait, le paradoxe entre la faible évolution des prix (environ 0,9% fin juin 2010) et les effets de la crise sur cette perception des prix. Une analyse que Deloitte avait déjà souligné en évoquant la très faible remontée des tarifs hôteliers qui n’incitaient pas pour autant à un hausse de fréquentation. Pour Mark Watkins, qui dirige Coach Omnium, « Si les prix affichés ont été dernièrement en faible augmentation, les hôteliers ont désormais une politique tarifaire plus dure sur Internet et n’accordent plus autant de rabais qu’il y a encore quelques mois. Du coup, l’impression que les hôtels sont devenus chers l’emporte. Or, le prix est à présent le premier critère de recherche et de choix d’un hôtel par les touristes, tant en voyages d’agrément qu’en voyages à motif professionnel ».

Au-delà des prix des chambres, les touristes trouvent que les tarifs des petits déjeuners sont devenus vraiment trop élevés. 72 % sont de cet avis : « Payer 14 à 15 euros pour un petit-déjeuner dans un 3 étoiles, soit 30 euros à deux, c'est excessif ! », explique même un client.

Selon la typologie de clientèle ou les habitudes de consommation, ce sont en premier les personnes qui vont peu à l’hôtel - et principalement pour des séjours privés- qui pensent que les hôteliers exagèrent dans leurs prix. Mais, lors de ce dernier sondage, les gros utilisateurs d’hôtels, principalement des clients d’affaires, pensent eux aussi (37 %) que les prix hôteliers sont devenus déraisonnables. Les femmes sont plus enclines à le déclarer (47 %) que les hommes (38 %), ainsi que les plus de 51 ans (57 %). Selon les CSP, 56 % des employés/ouvriers sont d’avis que les tarifs hôteliers sont trop élevés, ainsi que 49 % des retraités. Mais les cadres supérieurs et moyens ne sont pas en reste avec tout de même respectivement 52 % et 59 % de perceptions négatives.

L’hôtellerie 0 à 2 étoiles (72 % de l’offre hôtelière classée) recueille paradoxalement le plus de déclarations de cherté. 66 % des personnes qui fréquentent les 0 et 1 étoile trouvent que les établissements de cette catégorie ont des tarifs prohibitifs et 56 % pour les 2 étoiles.
A noter que 48 % des personnes qui réalisent 3 séjours et plus par an pensent que l’hôtellerie a pris un grand retard de modernité depuis ces dernières années.



1.Posté par thierryb37 le 17/08/2010 21:51
Ce n'est pas que dans les esprits, c'est une réalité, voyageant aux 4 coins de l'europe je le constate. comment expliquer la vetusté des hotels francais (le fourre tout 2**) alorq qu''en Europe (Prague, Grece, Budapest, Pologne, Pays baltes, Belgique, Autriche, Espagneetc..) on a la meme chose pour 3 voir 4 ***. nous avons une hotellerie pas aux normes et hors de prix, un petit dejeuner a 13 euros cher Mercure c'est du vol caractérisé.

2.Posté par Alain Marand le 18/08/2010 09:42
Bonjour

C'est tout l'écart entre le discours "politique" et la réalité. La nouvelle politique d'attribution des étoiles devrait changer cette situation même si l'on sait que cette notation, très technique, ne prend pas en compte le charme ou la qualité du service.

De fait, les chaînes économiques se sont installées sur ce marché en tirant l'offre vers le bas (prix et qualité). On sait ce que l'on aura dans un Ibis ou un Mercure même si ces deux marques me semblent hors de prix face à la réalité de leurs offres. Le petit déjeuner est devenu source de profit et non un service rendu à la clientèle. Dans mon cas, je vais toujours à l'extérieur de l'hôtel pour mon petit déjeuner... Surtout à Paris !
Alain