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L’ombre d’un plan social plane sur Brussels Airlines


Une dizaine d’employés de Brussels - pour la plupart du département Finances - ont été remerciés par la direction les 7 et 8 juin 2012 «pour raisons économiques». Les syndicats de l’entreprise qui se sont confiés au journal La Libre Belgique craignent que ces licenciements soient les premiers d’un plan social de plus grande envergure.



L’ombre d’un plan social plane sur Brussels Airlines
Depuis le jeudi 7 juin 2012 et l’annonce de ces premiers licenciements économiques, l’inquiétude monte dans les rangs de Brussels Airlines «Derrière, il y a peut-être un plan de licenciement beaucoup plus large, un plan qui nous dépasse et que la direction n’évoque pas», a confié Thierry Vuchelen, secrétaire permanent du syndicat libéral à La Libre Belgique. Les syndicats réclament que la direction «clarifie ses intentions» d’autant plus que des mises à l'écart de cadres et employés du siège ont également été observées le mois dernier. Selon le journal, plusieurs sources auraient indiqué que les pilotes et les hôtesses pourraient être les prochaines cibles de la direction. Brussels Airlines et les syndicats ont en effet bien du mal à s’entendre sur un plan qui demande plus de flexibilité aux pilotes. Ils doivent se rencontrer cette semaine pour trouver un accord. «Pour l’heure, on donne toutes les chances à la réussite de ces négociations. Mais rien n’est acquis. On doit analyser si la nouvelle charge de travail proposée sera humainement possible à tenir. D’un autre côté, si nous n’arrivons pas à un accord, il n’est pas exclu que la direction décide de licencier» a confié le représentant du personnel.
Le CEO de la compagnie belge - Bernard Gustin - a relativisé les craintes des syndicats «Il n’est pas du tout question de plan social : on parle ici de neuf licenciements sur une compagnie qui compte 3 500 employés». Il précise néanmoins : «Nous devons réduire nos frais de fonctionnement de 15 %. Il faut donc optimaliser notre manière de fonctionner et augmenter notre productivité. Parfois, cela passe par des licenciements».